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16 avril 2011

Cette fois, c'est la merde ! (via slowrolled.com)

Hum, comment dire? Difficile d'expliquer un truc qui, il y a encore quelques secondes à peine, paraissait hautement improbable. Ben, voilà, il y a quelques heures, les dirigeants de PokerStars, Fulltilt et AbsolutePoker ont été arrêtés aux États-Unis. Oui, j'te jure. Et par le FBI, en plus. Limite Jack Bauer et compagnie. Ceux qui n'ont pas pu se faire passer les menottes sont activement recherchés par Interpol. Si tu me crois pas, ouvre ton navigateur et tape 'pokerstars.com' ou 'fulltiltpoker.com', pour voir. C'est qu'on rigole pas aux States. C'est quand même eux qu'ont inventé Guantanamo... Si tu veux, en Amérique, c'est interdit de jouer au poker. Enfin, pas exactement. Ce qui est interdit, c'est, pour un établissement bancaire donné, d'accepter des transactions financières issues d'un site de jeux d'argent en ligne. Du coup, les majors ont trouvé des moyens détournés d'effectuer leurs transferts d'argent... Et c'est là que le bât blesse. Accusées de blanchiment d'argent, de détournement de fonds et de pleins d'autres motifs pas cools, les salles de poker en ligne leaders du marché se sont vues obligées d'arrêter dans la minute tout business avec leurs joueurs américains. Au-delà du séisme que cela provoque Outre-Atlantique, la question de la continuité du poker en ligne mondial est posée. Parce que, même si t'es pas Américain, ta tune à toi (et la mienne aussi, mec !), elle est sur un site qui est sous le coup d'une procédure judiciaire. Du FBI.



19 janvier 2011

WBCOOP : IN !

  
Pokerstars lance son WBCOOP 2011 et je tenterai d'être de la partie (je suis en effet pas très doué pour être présent à des heures fixes devant mon ordi...). Les prix sont beaux (50k de ticket pour les SCOOP, notamment) et le field devrait être maîtrisable. En même temps, je dis ça, je dis rien. Ah oui, pour mes amis français: désolé, c'est sur le .COM...


Online Poker
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21 novembre 2010

Everything's in its place

       
L'affaire Ali Tekingamcak, lire par ailleurs, aura au moins réussi à quelque chose. Outre le fait, mais, à moins que l'on vive au pays de Bisounours, qui n'est pas étonnant, qu'il y a des tricheurs dans le monde du poker de haut niveau, elle met en lumière les "journalistes-bloggers" qui gravitent de plus en plus autour des tournois internationaux. Quand le poker a explosé, de nombreux médias spécialisés se sont formés. Puis d'autres, et encore à l'heure actuelle, leur ont emboîté le pas. Normal. Partout où y a du pognon à se faire, on retrouve les mêmes. Là où le bât blesse, c'est que pas mal d'organisateurs de tournois, en quête de reconnaissance médiatique, ont commencé à distribuer des accrèd' à qui en faisaient la demande. Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé avec des tournois couverts par une horde de "journalistes-bloggers". Jusque-là, c'est plutôt bien. Mais, partant du principe qu'il y a des débiles profonds dans tous les domaines, il y en a aussi chez les newcomers. En jetant un oeil noir sur les journalistes, l'affaire Ali va rendre service au monde du poker. Les organisateurs sont de plus en plus regardant sur le travail des personnes qui demandent l'autorisation d'être présents sur place. Pas regardant sur la qualité dudit travail, mais sur le bienfondé du site/blog pour lequel ils oeuvrent. Car, si la plupart des journalistes sont très professionnels -et ceux-là n'auront jamais de problèmes; leur travail est preuve de leur qualité-, ce n'est pas le cas de certains amateurs en quête de reconnaissance personnelle qui serpentent dans les travées des EPT ou autres. L'affaire Ali, c'est la fin de l'Âge d'Or des accréditations-presse dans les tournois internationaux. Et c'est franchement pas un mal. En même temps, c'est pas parce que t'as un blog sur le foot qu'on te file un pass pour le finale de la Coupe de France.


Autrement, ailleurs :

- Salut, ça va ? - Ouais, pas mal. Je stagne dans mon bankroll builder. Tombé à 128$, je suis remonté à 190$, mais je suis bien loin des 271$ que j'affichais il y a peu. Bon, le point positif, c'est que je suis toujours un joueur gagnant, même en partant de 47$. Les HU, c'est bien, mais le risque de tilt est plus grand et peu faire plus mal. Et, tu vois, comme je suis pas le mec le plus coldblood que je connaisse, ben ça peut faire des dégâts. Mais bon, je gère. Tranquillement, je vais mettre un frein ces deux prochaines semaines, peut-être quelques sessions très courte, mais ces travaux de séminaires n'attendront pas, il faut que je les booste. - Rrrzzrzzzzz....

14 octobre 2010

Je pars à Vienne, saucisse !



Demain. Pour y jouer le DSO du coin. Enfin quand je dis ça, c'est pas tout à fait vrai. Si je pars bel et bien à Vienne demain aux aurores, je ne suis pas encore sûr de jouer le main event des DSO (500€, 60 minutes de level, 50k de départ). Entre bankroll famélique et envie à définir, il est possible et probable que je m'inscrive au side event à 330€, qui débute samedi et qui tiendra sur deux jours (20k, 40 minutes). Les deux structures sont belles, même si celle du main est un bonheur pour les amoureux du beau jeu (en fait, cette phrase est faite pour rassurer tous les mecs qui se persuadent qu'ils savent jouer... Ils espèrent pour une fois "ne pas tomber sur des fishs qui poussent avec 7-3off dans le premier niveau", alors qu'en fait, belle structure, veut juste dire qu'on aura le temps de se rapprocher de la distribution statistique "normale" des mains de départ, c'est tout... et peut-être permettre à une serrure de juste ITM.). Je balance entre coeur et raison, ayant déjà disputé ce tournoi cette année à Dublin (victoire de D8, tout le monde s'en souvient). On verra lorsque je poserai les pieds vendredi à midi au Montesino, qu'a pas l'air d'être l'endroit le plus dègue du monde

Sinon, dans la vraie vie, celle où on se fait ièch' à jouer online parce qu'on a pas d'amis en vrai -en plus, j'ai pas facebook-, je me fais défoncer sur toutes les tables où je pose mes fesses virtuelles. Des trucs de malade m'arrivent et de façon répétée. J'en arrive même au point où, lorsque je suis allin preflop et que je tiens jusqu'à la turn, de savoir que la river sera magique. Dans ma face. Je conçois que c'est normal, la variance, et caetera... Mais c'est pénible. Il est peut-être temps de m'excuser auprès des dieux du poker de ne pas avoir cru en l'épée en plastoque orange. Pardon.



Sinon, vous avez remarqué, surtout pour mes amis français, le nouveau petit logo Pokerstarsen tête de cet article ? Ils offrent aux bloggers un freeroll 5'000$ garantis, fin octobre. On verra si j'en suis, ça me motive pas tant que ça pour l'heure. Mais il se murmure que le vrai WBCOOP pourrait renaître de ses cendres en janvier 2011... Bonne nouvelle pour ceux qui peuvent encore jouer sur le .COM. PS a aussi mis sur pied les RCOOP (Regional... la suite vous connaissez), 11 épreuves réservées aux ressortissants de 13 parties du monde que Pokerstars a définies. Les Suisses, donc moi, joueront avec les Allemands, les Autrichiens et les Lichtenchteinois. Super. Mais les épreuves sont belles et les prix garantis intéressants. Rendez-vous en novembre pour cette série de tournois. D'ici là...

2 juin 2010

La Suisse retourne au Moyen Âge, le poker y est à nouveau interdit

Arrêt du 20 mai 2010 (2C_694/2009)

L'organisation de jeux de poker "Texas Hold'em" ouverts au public n'est admise que dans les maisons de jeu

Par arrêt du 20 mai 2010, le Tribunal fédéral a jugé que seules les maisons de jeu au bénéfice d'une concession sont autorisées à proposer à titre professionnel des tour- nois de poker dits "Texas Hold'em" ouverts au public. Les jeux de poker "Texas Hold'em" qui ne sont pas ouverts au public, entre amis ou en famille, restent auto- risés. Le Tribunal fédéral annule ainsi l'arrêt (B-517/2008) rendu le 30 juin 2009 par le Tribunal administratif fédéral. Comme il l'avait déjà rappelé dans un arrêt du 13 août 2008, les rencontres de jeu tenues alors que l'instance était encore pendante l'ont été "aux risques et périls" des organisateurs; elles devront cesser.
Le litige portait pour l'essentiel sur la qualification des tournois de poker "Texas Hold'em" de jeux de hasard ou de jeux d'adresse respectivement de divertissement. La distinction est d'importance puisque les jeux de hasard sont soumis à la loi sur les maisons de jeux et ne peuvent être exploités professionnellement qu'avec une concession, tandis que les jeux d'adresse tombent dans la compétence (subsidiaire) des cantons et peuvent être organisés dans toute la Suisse également en dehors des maisons de jeu au bénéfice d'une conces- sion mais dans les limites prévues par le droit cantonal. En décembre 2007, la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) avait qualifié les jeux en cause de jeux d'adresse; en juin 2009, le Tribunal administratif fédéral avait confirmé cette décision. La Fédération suisse des casinos a recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral; elle avait reçu l'appui des cantons en première instance.
Le Tribunal fédéral a considéré qu'en tant autorité spécialisée en matière de législation sur les maisons de jeu, la CFMJ est certes compétente pour examiner si et à quelles conditions un jeu doit être qualifié de jeux de hasard ou d'adresse respectivement de divertissement. Au vu des études menées à l'étranger, les séries de jeux-tests qu'elle a effectuées ne sont toutefois pas suffisantes pour prouver que, dans les tournois de jeux de poker "Texas Hold'em", les éléments faisant appel à l'adresse du joueur l'emportent sur ceux du hasard.
Le législateur a adopté une vision classique du jeu de hasard. D'après l'arrêt du Tribunal fédéral, l'exploitation de tournois de jeux de poker "Texas Hold'em" en dehors des maisons de jeu au bénéfice d'une concession entre en opposition avec le sens et le but de la loi fédérale sur les maisons de jeu, qui s'applique aux jeux de hasard "dans leur ensemble" et entend les "concentrer" dans les casinos. En adoptant la loi sur les maisons de jeu, le légis- lateur a eu l'intention de créer "des conditions sûres et transparentes" et de promouvoir "les buts de protection de la loi" par une réglementation uniforme et une surveillance la plus efficace possible. L'arrêt attaqué contredit ces buts puisqu'il remplacerait l'uniformisation et l'assainissement souhaités sur le plan fédéral par – au pire – 26 réglementations canto- nales. De l'avis du Tribunal fédéral, eu égard aux buts assignés à la législation fédérale (lutte contre la criminalité organisée et contre le blanchiment d’argent ainsi que prévention des conséquences socialement dommageables du jeu), qualifier de jeux d'adresse certai- nes formes de jeux de poker sans fondement scientifique clair ni (nouvelle) décision du législateur conduit à une ouverture incontrôlée du marché aux exploitants privés de jeux d'argent ouverts au public, ce que la loi fédérale sur les maisons de jeu devait précisément empêcher.

Source: site du tribunal fédéral.

26 mai 2010

back dans les bacs avec un challenge


Aaaah, ça fait du bien de revenir chez soi. Après de longues semaines passées à concocter slowrolled qui, soit dit en passant, est le premier magazine d'informations poker de Suisse romande (francophone, donc), papier y compris. Bref, un joli bébé qu'il me tenait à coeur de lancer dans le bain avant de prendre le temps de revenir m'occuper un peu du grand.
Cette période de travail intense m'a fait réfléchir et je me suis dit qu'il était grand temps que je tente, pour une fois, de me monter un bankroll online, en respectant un temps soit peu les règles de base du BR management, ce que je n'ai ô grand jamais réussi à faire. Je suis d'ailleurs plutôt cigale que fourmi, plus âne (ou nouille) que travailleur discipliné et acharné. Mais, entre temps, Boku87 à réussi son challenge et a fait germé l'idée dans mon petit cerveau tout ramolli par des heures passées à travailler du code CSS. Sans avoir les capacités du jeune allemand, loin de là (en plus, je suis trop vieux...), je me suis donc lancé un défi de grinder. Je sais, même moi, je ne sais pas ce qui m'arrive.
    
Bref, plutôt que de (déjà trop) longs discours, voici les termes de mon challenge:
-là, il faut imaginer la musique de la 20th Century Fox... mais oui, celle qu'il y a avant les films!!-

Le but est de passer de 162$ à 10'000$ en respectant les règles suivantes:

* le défi se joue sur des tables de SNG et de MTT uniquement, pas de cash game;
* toujours garder au minimum 50 buy-in en réserve;
* je multitablerai 6 tournois en même temps lors de chaque session;
* chaque session terminée, je prendrai une pause de quelques minutes;

Bankroll, buy-in et type de tournoi:
0->162$ : SNG turbo 1.75$ 18 joueurs
162$ -> 325$ : SNG 6-max turbo 3.25$ | SNG 18j turbo 3.40$ | SNG 18j turbo 1.75$
[dès 250$, je m'autoriserai à faire des shots en SNG 6-max et 18j turbo à 6.5$]
325->650$ : SNG 6-max turbo 6.50$ | SNG 18j turbo 6.50$$ | SNG 18j turbo 3.40$
650->1300$ : SNG 6-max turbo 13$ | SNG 18j turbo 13$ | SNG 18j turbo 6.5$
  
Je ne compte pas aller plus haut dans le montant des buy-in, si ce n'est de passer aux 16$ turbo à partir de 3'000$ de bankroll. Voilà, rien que du très grand classique, mais ce défi est avant tout une affaire d'égo. C'est moi contre moi. Et c'est pas gagné.
  
Attention, lecteur, ne t'en vas pas encore! Vu que j'ai déjà commencé, tu as droit à mes premières stats, pour les 127 premières parties (majoritairement du 6-max turbo 3.25$)


Qu'est-ce que tu en penses, lecteur?

2 mai 2010

bienvenue sur slowrolled.com

Le 24 mai 2003, il y a une éternité, Chris Moneymaker remportait le Main Event des World Series of Poker. La victoire de ce joueur amateur, qualifié via internet pour une somme dérisoire, marqua l'avènement d'une nouvelle ère pour le poker. Les uns parlèrent de révolution, les autres d'explosion,  mais tous avaient raison. Le rêve, pour beaucoup, devenait réalité au travers de la performance de l'ex-comptable américain. La suite, vous la connaissez. Des millions de joueurs affluèrent sur les opérateurs online et notre jeu préféré ne cessa de voir le nombre de ses adeptes augmenter de manière exponentielle.
2007: La Suisse, précurseur en la matière, légifère et qualifie le poker de tournoi de "jeu d'adresse". Elle autorise dès lors la tenue de tournois hors casino. Les premiers organisateurs font leur apparition sur la scène helvétique et les joueurs répondent présent.
2010. Le poker n'a pas fini de grandir. Partout, on joue. Entre amis, en famille, pour se détendre ou pour gagner. Chaque jour amène son lot de nouveaux joueurs dans les casinos, les card rooms ou sur internet. Le poker est devenu un véritable phénomène de société, avec ses codes et ses stars. Joe Cada vient de se faire remettre un chèque de 8'500'000 $ pour sa victoire au Main Event, Phil Ivey s'impose de plus en plus comme le meilleur joueur du monde, Elky terrorise ses adversaires par son jeu agressif, Daniel Negreanu enchaîne les victoires, Marcel Koller collectionne les gains en EPT.. et Umut "Dudumasta" Duman vient de réaliser une année en tout point remarquable sur le plan suisse romand.
30 avril 2010. Slowrolled.com voit le jour après des semaines de travail et de sueur.
Slowrolled, c'est toute l'actualité du poker en Suisse et ailleurs. Slowrolled c'est un magazine d'informations, proposant des articles originaux, de qualité, rédigés par un team de passionnés. Slowrolled, c'est huit collaborateurs avec chacun leur spécialité, leur plume et leurs humeurs. Slowrolled, c'est surtout une certaine liberté d'expression et de ton.
Alors, bienvenue, cher lecteur! Bienvenue sur slowrolled, premier magazine suisse romand d'informations sur le poker. Bienvenue dans notre univers, né de la passion commune de ses membres. Certes, tout ne sera pas parfait. Mais slowrolled grandira et évoluera, comme chacun. Slowrolled, c'est nous, c'est vous.
Merci à Bergi, Frux, Expatria, Ewing, Le-Squale, Pisingos et Blueberry de s'être lancés dans l'aventure à mes côtés!
Bienvenur sur slowrolled.com, bonne lecture!

6 avril 2010

Ça y est, la France l'a fait!...

    
C'est tout frais, la France vient de voter la libéralisation du marché des jeux d'argent en ligne. Préparez-vous, chers voisins joueurs de poker, à fermer tous vos comptes sur Pokerstars, Fulltilt et autres Winamax... Préparez-vous à ne plus jouer qu'entre vous... En espérant que mon pays ne prenne pas inspiration sur vos législateurs, je vous souhaite bien du courage, ça va être rock'n roll !

Sources: Le Parisien

10 mars 2010

on rit, on pleure et on rit

  
Voilà, voilà, j'arrive.

Pas de thème particulier pour ce billet, juste un grand fourre-tout de ce qui a occupé mon esprit ces derniers jours. Premièrement, pour revenir sur mon dernier post, qui a d'ailleurs beaucoup fait rire raulvolfoni, et un peu moins theglide, je tiens à préciser que mon intention n'a jamais été de me moquer de Pascal Perrault. Un mec qui affiche 1'600'000 dollars de gains en live mérite tout le respect du monde (ça fait quand même et grosso modo 1'590'000 $ de plus que moi), comme l'ont noté Stefal et Rincevent. Non, c'est juste qu'il y a deux trucs hyper drôles dans cette vidéo. Le premier, comme je l'ai dit dans un commentaire du billet en question, c'est que Perrault ne sait pas raconter. La narration est un talent comme un autre et il ne le possède pas; rien de dramatique là-dedans et sur ce point, on n'y peut rien, c'est drôle et pis c'est tout. Le deuxième, bah, c'est le look du pote à Fougeron. Rien de nouveau cependant, Perrault étant un coutumier du fait.

C'est ma période "bulle" en MTT et SNG. Y a des moments comme ça, où tu pètes toujours à la bulle, ou juste avant. Moi, je fais bulle en perdant des 70/30 sur les cinq derniers MTT/SNG, dont un magnifique AQ vs AJ, avec un vilain qui dit dans le chat qu'il a jeté AJ. le flop est sans appel: JxJ... Bref, on en a vu d'autres. Je suis très fier par contre d'une de mes petites perf' du début de semaine. Je finis 2è/72 d'un tournoi de HORSE. Certes, le buy-in n'était que de 11$ (gain de 166$), mais d'avoir deep run dans une épreuve aussi spéciale me remplit de joie (même si j'ai pas sauté au plafond, faut pas déconner non plus). Je me suis fait dessexé en head's up, en Omaha8, bien qu'ayant abordé le duel final largement chipleader. Par contre, je me suis trouvé plein d'affinités avec le RAZZ; peut-être à cause du côté loser de la chose (ben ouais, il faut faire la plus petite main possible. Et ça, je sais comment m'y prendre..). À retenter d'urgence, donc.

Je terminerai ce billet par deux petites news qui me font particulièrement plaisir. De un, je tiens à féliciter de tout coeur Stefal, qui a remporté un tournoi qualificatif pour l'Irish Open (package d'une valeur de 8000$). Étant donné que c'est sa première victoire depuis 1976, personne plus que lui ne méritait une telle victoire. Bravo, very good game, Monsieur! De deux, à un niveau plus régional, je me congratule de la victoire de mon équipe de hockey (un truc de brutes sanguinaires) préférée sur celle de Lesage, hier soir. 0-1 dans la série, sauras-tu te relever Genevois? Voilà, comme vous pouvez le constater, étant des êtres doués d'une grande capacité d'analyse, pas grand chose de neuf dans mon quotidien. Mais demain est un autre jour...


À méditer pour la suite: To win at poker, you have to be very good at losing.

PS: je me suis maté ça hier soir, du grand, du très grand:




3 mars 2010

La loi suisse évolue...

Ou pas. Et je ne sais pas quoi en penser. Le Parlement suisse a, aujourd'hui, approuvé le texte suivant, contre l'avis du gouvernement :

Texte déposé

Le Conseil fédéral est chargé de légaliser par la voie législative la participation à des tournois de poker dans des cercles privés de même que l'organisation de tels tournois.

Développement

Depuis plusieurs années, le jeu de poker connaît dans tous les pays un boom qui a également touché la Suisse. Selon certaines estimations, plus de 200 000 personnes s'adonneraient régulièrement à ce passe-temps dans notre pays. Les chaînes de télévision consacrent tous les jours plusieurs émissions au poker. L'engouement pour les tournois de poker organisés dans et en dehors des casinos est énorme, et depuis peu on trouve un grand nombre de sites Web consacrés au poker. Dans notre pays, la plupart des joueurs s'adonnent actuellement au poker dans un cadre privé, avec des amis et des connaissances. Les mises, qui font l'intérêt du jeu, vont en règle générale de 5 à 100 francs.
Or, comme le poker est considéré chez nous comme un jeu de hasard (exception faite des tournois autorisés par la CFMJ), toute personne qui organise un jeu de poker est punissable - mais pas les participants - en vertu de la loi sur les maisons de jeu. Cette approche est dépassée. En effet, les chances de gagner au poker ne dépendent de loin pas uniquement du hasard, mais aussi de l'adresse du joueur, de ses capacités d'évaluer les probabilités de gain et de facteurs psychologiques. Partant de cela, le poker ne devrait plus être considéré comme un jeu de hasard, mais comme un jeu d'adresse légal, ce qui permettrait de sortir de l'illégalité les parties de poker organisées en privé. Les nouvelles dispositions légales devront prévoir un plafond pour les mises engagées.

Réponse du Conseil fédéral du 07.05.2008

En 1993, le peuple et les cantons ont levé l'interdiction de pratiquer des jeux de hasard pour de l'argent, en place jusqu'alors. La levée de cette interdiction est entrée en vigueur le 1er avril 2000, avec la loi sur les maisons de jeu de 1998, édictée sur la base du référendum. La loi sur les maisons de jeu concentre l'organisation de jeux de hasard pour de l'argent dans les maisons de jeu bénéficiaires d'une concession et rend punissables l'organisation et l'exploitation par métier de jeux de hasard en dehors de ces maisons de jeu. Car seule une telle concentration permet d'atteindre les buts de la loi, soit assurer une exploitation des jeux sûre, empêcher la criminalité et le blanchiment d'argent, et lutter contre les conséquences socialement dommageables du jeu.

Conformément au message du Conseil fédéral relatif à la loi sur les maisons de jeu, les jeux de hasard offrant des chances de réaliser un gain en argent ou d'obtenir un autre avantage matériel qui se déroulent occasionnellement en famille ou dans un cercle d'amis ne sont pas touchés par l'interdiction de proposer des jeux de hasard pour de l'argent en dehors des maisons de jeu concessionnaires. Aussi, lorsque la CFMJ est amenée à examiner de tels cas en tant qu'autorité de poursuite pénale, elle apprécie avec retenue la question de savoir si elle a affaire à l'organisation et/ou à l'exploitation de jeux par métier au sens de la loi.

La délimitation entre un jeu de hasard et un jeu d'adresse requiert souvent un examen approfondi. La CFMJ peut être appelée à tout moment à rendre une décision de qualification. Elle dispose d'une longue expérience en la matière. Dans certains tournois de poker, les éléments relevant du hasard passent à l'arrière-plan au profit de l'adresse. De tels tournois doivent être qualifiés de jeux de hasard, et non de jeux d'adresse, et peuvent donc être organisés légalement partout en Suisse. C'est pourquoi tout organisateur de tournois de poker a la possibilité de faire examiner par la CFMJ la conformité à la loi d'un tournoi concret. Si la CFMJ rend une décision positive, le tournoi peut être organisé sur l'ensemble du territoire suisse, sous réserve d'éventuelles restrictions cantonales. Les milieux intéressés savent que cette possibilité, mentionnée sur le site Internet de la CFMJ, leur est ouverte. S'agissant des "Cash-Games" de poker - parties indépendantes jouées pour de l'argent -, l'obtention d'un gain lors de chaque partie dépend de manière prépondérante du hasard, même si certains aspects du jeu relèvent de l'adresse. De tels jeux sont des jeux de hasard au sens de la loi, et peuvent donc uniquement être proposés par des maisons de jeu au bénéfice d'une concession. Les personnes intéressées ont ainsi la possibilité de jouer à des "Cash-Games" de poker au sein des maisons de jeu.
Vu les bases légales existantes et la marge de manoeuvre disponible, il n'apparaît pas nécessaire de procéder à la modification législative visée par l'auteur de la motion. Il devient dès lors superflu d'examiner la question de l'introduction d'une limite des mises pour les jeux de hasard proposés en dehors des maisons de jeu. Non seulement, la modification législative proposée par l'auteur de la motion ne répond à aucune nécessité, mais elle violerait l'esprit de la loi et briserait la cohérence du système légal en place. Créer une disposition qui soumettrait le poker, et lui seul, à un régime d'exception créerait une inégalité de traitement injustifiée qui entraînerait notamment une forte insécurité juridique. Une telle modification législative déploierait des effets diamétralement opposés aux buts légaux, et briserait un système qui a fait ses preuves.

Déclaration du Conseil fédéral du 07.05.2008

Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.



Voilà. Il faut savoir que, chez nous, il existe une commission qui, depuis 2007 déjà, est chargée de délivrer des autorisations pour l'organisation de tournois de poker en dehors des casinos. Cette autorisation, délivrée après étude d'un dossier complet, se base notamment, et entre autres, sur le statut de jeu d'adresse (contrairement à un jeu de hasard pur) du poker de tournoi -le cash game étant toujours considéré comme un jeu de hasard; allez comprendre...-. À l'époque, les casinos, se voyant délester d'une potentielle poule aux oeufs d'or, avaient fait recours contre cette commission, mais avaient perdu en appel devant le tribunal de la plus haute instance suisse. Ils gardaient toutefois le droit d'organiser des cash games comme bon leur semblait. Cependant, aucun d'eux (Barrière à Montreux, Tranchant à Bâle pour ne citer que les plus grands) n'ont réellement fourni l'effort nécessaire à la tenue de tournois de qualité dans leurs murs. Structure turbo et rebuy à gogo étant leur leitmotiv. Les choses changent toutefois un peu ces derniers temps, mais les casinotiers, en terme de structure et de capacité d'accueil, restent encore bien loin de certains organisateurs de tournois privés qui, eux, maîtrisent leur sujet. 

Le texte, soumis au vote aujourd'hui, propose simplement de ne plus passer par cette commission et de légaliser le poker, parce que c'est un jeu d'habileté, de technique et de stratégie avant tout. Si ce texte passe la rampe, on peut rêver d'avoir un grand tournoi international dans nos contrées, qui sait? Bref, la bataille politique est lancée et ce n'est qu'un début, puisqu'en Suisse aussi, on va bientôt statuer sur les jeux d'argent en ligne. 

Que d'émotions, que d'émotions...

Bet 300... Raise.. 1'100... All-in! Chhhht!...

4 février 2010

Country roads to... Dublin!


À l'heure où la plupart d'entre vous liront ces lignes, je serai entre la Suisse et l'Irlande, confortablement assis (ou pas) à l'intérieur de la carlingue d'un oiseau de fer. Arrivé (normalement) à Dublin en fin d'après-midi, je prendrai le taxi pour me rendre à l'hôtel Ballsbridge Inn, un charmant petit trois étoiles, situé sur Pembroke Road, à un jetée de pierre du centre ville. J'y entrerai, prendrai ma chambre, une douche peut-être, et partirai en ville pour manger un bout dans un pub. Je boirai une Guinness, ou huit. Je reviendrai à l'hôtel, y rencontrerai Michael Lacey et validerai mon inscription au European Deepstack Championship main event. Je finirai la soirée, je pense, autour des tables de cash game. Demain, après un réveil tardif et un british breakfast, j'accueillerai la délégation helvétique venue en nombre participer au tournoi (plus de 30 membres). Ensuite, nous irons prendre place dans la grande salle de l'hôtel et... Let's shuffle up and deal!

Ce tournoi est infoldable. 50k de stack pour des levels de 60 minutes le premier jour, 90 par la suite et 500€ de buy-in. L'occasion pour moi de participer pour lapremière fois à un event international sans trop corde délier. 500€ restent cependant une jolie petite somme et je ne pourrais pas m'offrir le luxe de la dépenser tous les jours pour un bi de tournoi. Mais voilà, je me suis offert un petit cadeau de Noël-anniversaire personnel (ces deux dates n'étant séparé, dans mon cas, que d'un petit mois) et 2009 ayant été une bonne année au niveau de mes gains live, j'ai pu sans autre compléter le budget.

Au niveau des ambitions, je ne recherche, dans un premier temps, que l'adrénaline que va me procurer les premiers tours de table. Bien qu'étant habitué à jouer live, j'y passe bien plus de temps que sur le net, je ressens une certaine nervosité impatiente à l'idée d'en découdre avec des adversaires de tous horizons (dont beaucoup de Français, à ce que je crois savoir). Passée les premières heures, j'irai chercher, si j'ai encore la chance d'être en lice, le plus loin possible et,pourquoi pas, l'itm. Rien que ça...

Allez, good luck me! Pas de "pas de chance", svp, one time !

PS: coverage, pour les Helvètes, à suivre sur swissholdem ou twitter ou encore twitter

PPS: voici un lien sur un article de IFU, en réaction à mon dernier post "De la nécessité du poker".





Y a pas que le poker dans la vie!

26 janvier 2010

le bon plan de la semaine -qui veut du dead money?

Décidément, c'est la fête du slip chez Fulltilt. Après le tsunami engendré par la sortie du rush poker, voilà-t-il pas que la room américaine propose, cette semaine seulement, de doubler tous les prize pools garantis de leurs tournois réguliers. Une bonne affaire sans aucun doute.

Car, même si il est évident que le trafic de joueurs va augmenter pour toutes les épreuves ainsi favorisées, il existe bel et bien, sur certains tournois un peu moins populaires (pour des questions d'horaire et/ou de variantes), une chance d'overlay assez conséquent. À noter que le gros tournoi du dimanche est inclus dans la promotion, ce qui, à coup sûr, va motiver les plus réticents à se diriger vers FT.

D'un point de vue plus personnel, je m'y suis mis dès hier soir déjà, avec un 109$ au joli prize pool. Malheureusement sans succès. Je pensais pouvoir éviter, à ces limites-là, de devoir faire face à des moves d'extraterrestres en mal de sensations fortes. Ben non, la fête du slip, c'est pour tout le monde. Je me suis rapidement rendu compte quand je touche les flèches au premier level. Mon compagnon de droite raise à 90, standard. Je 3bet pour 300. Un call. Mon ami 4bet pour 1100. Même si je suis toujours prudent dans les premiers niveaux d'un tournoi, pas de crainte à avoir ici, alea jacta est. Je boîte mes 3k. Fold du troisième larron, instacall de l'ouvreur. Il dévoile ses cartes... AK! Pas de bad beat, je double. Le sort m'a été favorable, certes, mais je dois dire que je ne peux m'empêcher de trouver des raisons qui pourraient pousser un joueur à éviter la mort en début d'épreuve sur au mieux un flip. Dans un 109$ !

Le même genre de choses va m'arriver un peu plus tard, avec un AK en bb. Blinds 120-240, ante 25, 250 joueurs left sur les quelques 560 de départ. Un  MP raise 545. Tout le monde fold jusqu'à moi. J'ai 3k devant, je vois la un bon spot de resteal. Il y a 1100+ au pot, ce qui ne me ferait pas de mal. Je pense que sur ce genre de move, je ne me fais payer qu'avec une range très étroite (QQ+, év. AK), surtout à ce stade du tournoi. Autre élément en ma faveur, j'ai pour moi assez pas mal de fold equity, son stack n'étant pas énorme non plus, quoique suffisant pour jouer tranquillement encore quelques levels. Bon, je balance la sauce. La suite, comme souvent, en image:



My god, insta-call avec les... 7. La fête du slip, c'est vraiment pour tout le monde.


Play Online Poker
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19 janvier 2010

Le truc le plus sick de l'année

J'ai nommé le "rush poker" ! Lancée aujourd'hui par FullTilt, cette variante est faite pour les joueurs impatients, ceux qui trépignent avant de jouer la main suivante; bref, ceux qui rêvent de pouvoir jouer 500 mains à l'heure. Le principe est simple. Il s'agit de cash game. Vous choisissez une limite d'enchère, vous vous asseyez et un compte à rebours démarre, genre jeux vidéo de bagnoles. C'est parti!
Première main en full ring. Vous décidez de folder. Immédiatement, et quand je dis immédiatement, c'est encore trop long, vous voilà déplacé à une nouvelle table full ring avec 8 autres adversaires et de nouvelles cartes en main. En fait, vous ne voyez pas le coup précédent se dérouler jusqu'au bout. Dès que vous lâcher vos cartes une nouvelle donne commence sur une autre table. Et si vous trouvez que c'est encore trop long d'attendre votre tour de parler avant de fold, FullTilt a disposé un bouton quick fold en dessous des traditionnelles commandes. Ainsi, vous pouvez jeter avant votre tour et vous retrouvez à une autre table. L'opérateur garantit en outre que personne à la table ne voit préalablement vos actions.




Bref, j'ai testé et j'ai perdu une cave. La vitesse d'exécution du soft est remarquable et le moins que l'on puisse dire est que l'on ne s'ennuie pas autour des tables de "rush poker"... Vu le nombre de mains distribuées à l'heure, il n'est pas rare de tomber sur un monstre à chaque raise de vos adversaires. Alors, non, je ne suis pas un grand fan et oui, le jeu est dénaturé, mais ça n'empêche pas FullTilt d'avoir innové sur ce coup. En tout cas, ça vaut la peine de jeter un oeil et de tente l'expérience ne serait-ce qu'un fois...



3 décembre 2009

Poker et football (1)

Au détour de mes voyages sur le net, je suis tombé dernièrement sur un article des excellentissimes cahiers du football (webzine dont l'ironie et l'humour frisent parfois le génie) faisant le parallèle entre notre jeu préféré et le leur. Le ballon rond étant également une de mes passions, je n'ai pas hésité à contacter la rédaction des cahiers afin d'obtenir l'autorisation de reproduire leurs quelques lignes sur mon blog. 


À consommer sans modération, en guise de bonus de Noël.


Poker et football (1)


Cash game
Tournoi qui permet à toute personne ayant perdu son tapis de "recaver", c'est-à-dire remettre de l'argent tant qu'il en a. Pour un débutant, c'est le risque de perdre beaucoup d'argent. Robert Louis-Dreyfus  a joué le plus long cash game de l'histoire, de 1997 à 2003, sans jamais gagner une partie.

Cave
Montant que l’on mise en espérant gagner au début d'un cash game. Recruter Nicolas Anelka, Peter Luccin et Stephane Dalmat pour plus de 40 millions d'euros afin de reconstruire une équipe.

Recave
Montant que l'on remise après avoir perdu. Recruter Vampeta, Hugo Leal et Martin Cardetti.

Sit’n'go
Méthode de l'OM en Coupe de la Ligue. Je viens, et je repars très vite.

MTT
Tournoi multitables. Coupe avec système de poules.

STT
Tournoi à table unique. Coupe de la Ligue.

Deep stack tournament
Tournoi où la structure est pensée pour permettre de longues heures, voire jours de jeu avant que les participants finissent par être éliminés. France-Roumanie.

Add-on
C'est une recave, mais on n'est pas obligé d'avoir perdu pour racheter des jetons. Recruter Boumsong au mercato est un add-on.

Payout
Montant de la redistribution des droits TV.

Satellite
Tournoi mineur dont les vainqueurs sont invités à jouer un tournoi à plus gros enjeu. Intertoto.

No-limit
Pas de limites pour les transferts. Le Real Madrid.

Pot-limit
Montant des transferts limités par la DNCG.

Limit
Obligation de recruter Jemmali, Moreira et Vitakic pour jouer.

Heads up
Le tête-à-tête qui clôt immanquablement un tournoi. Une finale au stade de France.

Preflop, flop, turn, river
Tour préliminaire, phase de poule, demi-finale, finale.

Bet
Poser des jetons sur la table pour montrer / faire croire qu'on a du jeu. Miser sur un attaquant brésilien venu d'Ukraine.

Call
Mettre autant de jetons que l'adversaire parce qu'on pense avoir un meilleur jeu que lui. 2,5 millions pour Everton? Payé!

Overcall
Faire un call quand quelqu’un a déjà fait un call. Quand Marseille propose le même contrat à Hoarau alors qu'il a déjà accepté de signer au PSG.

Raise
Une attaque.

Reraise
Une contre-attaque.

Outs
Nombre de cartes parmi celles restant à tirer qui me donnent un bon jeu. En foot, combien de chances qu'il y ait quelqu'un à la retombée du ballon sur un centre.

Odds
Probabilités. Doit aider à prendre une décision. Par exemple, en fonction de la distance, du gardien et du nombre de défenseurs entre lui et le but, calculer si David Bellion doit frapper ou la passer à Cavenaghi.

Pot
Les trois points.

Steal
Tenter de voler le pot par un bluff. Titulariser Samassa, par exemple.

Bluff
Une feinte de passe de Ben Arfa.

Fold
Attendre le prochain tour en espérant avoir plus de chances de gagner. La tactique de Paul Le Guen à Stuttgart.

Article reproduit avec l'autorisation de la rédaction des Cahiers du Football;  
Tous droits de reproduction sont soumis à autorisation préalable cette dernière. 2009, Les Cahiers du Football, tous droits réservés.

7 novembre 2009

concours

Qui fera route vers une étape de l'European PKR Challenge? Voilà les questions qui permettront de départager les candidats.

Réglement: 1 point est attribué pour chaque question (y compris la question bonus). Celui qui aura le plus de points engrangera le ticket. En cas d'égalité, je jouerai un head's up HORSE (bi 2.2$ ou play money si existant) contre chacun des candidats. Si je gagne (ou perds) les deux head's up, c'est le temps écoulé avant l'élimination qui fera office de juge.

1) Dans quelle ville s'est illustré Stefal, lui permettant ainsi de faire son entrée dans la base de données HendonMob?
2) Par quel mot ou expression raulvolfoni signe-t-il tous les messages de son blog?
3) Le 15 janvier de cette année, Lesage organisait un lastlonger sur le 8.8$ deep de pokerstars; à quelle place ai-je terminé le tournoi?
4) La communauté suisse romande de poker compte deux forums principaux. Lesquels?
5) Qui a gagné le WPT Festa Al Lago 2008?
6) Quelle est la profession de Darwin Moon, le chipleader de la TF du WSOP Main Event 2009?
7) En quelle année la Suisse a-t-elle autorisée l'organisation de tournois de poker hors casino?
8) En octobre et novembre, un poète célèbre s'est immiscer de manière indirect dans deux de mes messages. Lequel?
________

Bonus: quelle est ma profession?

6 novembre 2009

European PKR Challenge

Il y a deux semaines de cela, en remportant le classement hebdomadaire de la Xewoll League, je me suis vu attribuer deux lots, parmi lesquels un ticket pour le European PKR Challenge, épreuve qui, un peu sur le modèle du FrancePokerTour, fonctionne en freeroll live donnant lieu , pour les meilleurs, à une qualification pour la finale de Paris. Un package pour les WSOP 2010 (valeur 17'000$) à la clé dans la cité-lumière. Tout de même.
La caravane du challenge passe par plusieurs villes de France et de Belgique. Et c'est bien là le hic. Non pas que je ne porte pas d'affection à la francophonie européenne, mais parce que, étant suisse, je pense que me rendre dans l'une de ces villes à mes frais pour y disputer un freeroll est un move largement EV-. J'ai longtemps réfléchi au sujet de ma participation (ou non) à l'un de ces événements et j'ai décidé de décliner l'offre et c'est pourquoi je vais offrir mon ticket à l'un des lecteurs de ce blog.

Prenez les infos ici, et annoncez-vous dans les commentaires de ce message. Si les demandes dépassent le nombre de 1 (!), j'organiserai un petit concours qui permettra de départager les candidats désireux de se faire les dents en live. J'arrêterai les inscriptions samedi (demain) à 16h00.

Profitez-en, c'est gratuit. Et moi, je vais aller voir si je n'ai pas la grippe A... Des fois que ce serait vrai ce qu'on dit dans les journaux.

10 octobre 2009

Croque la pomme

Les utilisateurs de la marque à la pomme ont de quoi se réjouir. En effet, deux rooms viennent de lancer leur logiciel client pour mac. Il s'agit de PKR et d'Ultimate Bet, qui viennent rejoindre les rooms du réseau Ongame, Pokerstars et Fulltilt sur les machines Apple. Je suis content de pouvoir de plus en plus profiter de la diversité de l'offre sans devoir jouer sur mon netbook au tout petit écran.

À noter qu'UB, malgré sa réputation sulfureuse, propose une des meilleures structure de tournois et de SNG du web, et c'est pas rien. Quant à PKR, même si la qualité du jeu n'est pas au rendez-vous, il peut faire l'objet d'une pause "fun" dans une journée poker bien remplie...

8 septembre 2009

Qui de neuf sur la planète poker?

Je vous propose cette semaine un petit voyage autour de la planète poker sous l'angle de l'info, certes, mais aussi de la légèreté, de l'insolite et du futile. Welcome on board, fasten your seatbelts.

Premier arrêt chez moi, en Suisse, où le site communautaire Swissholdem a fait peau neuve. Une version 3 qui se veut très "facebook-like" et qui fera l'objet d'un compte rendu plus complet dans les prochains jours. En attendant, rien ne vous empêche d'y faire un tour pour y constater de visu les changements apportés par cette nouvelle mouture; la communauté étant bien entendu ouverte à toute personne de bonne volonté. Et même aux autres...

Destination la France pour notre deuxième arrêt, où Pokernews nous apprend que le joueur français Thomas Fougeron (aka The Furious Frenchman) n'est toujours pas sorti de son bad run qui dure depuis deux ans. Viré par son sponsor (le même que celui de PP The Bandit), au fond du trou, le joueur s'est vu molesté par deux agresseurs pour lui tauper* son téléphone portable. Résultat des courses: une chute d'une "falaise" de plus de 25 mètres et quelques frayeurs pour Thomas, qui inflige ici un sérieux good beat à la vie. Au détour, je ne comprends pas la décision de la room ex-mécène de Fougeron. Franchement, PP The Bandit et The Furious Frenchman à la même table, ça fout les boules! Plus que "Superroger" en tout cas, non?

Du côté du pays de la liberté (les States, donc), c'est une affaire révélatrice des abus des nouvelles technologies de communication qui a retenu mon attention. Patrick Antonius, en effet, se voit réprimander par Papi Doyle au cours de l'une de leur partie de donk dans la Bobby's Room, au Bellagio. Motif? Ce dernier se serait fait traiter de "gâteux" par le Finlandais sur son compte Twitter. Petit problème, Antonius n'en possède pas. Communiqué de presse et déclarations immédiates du joueur nordique afin de crever l'abcès, révèle le site Pokerlistings qui, par ailleurs, a vu son ex-boss et fondateur disparaître de quelques balles dans le coffre (mais bon ça, c'était avant, il y a un mois, donc je ne développe pas). Suite à cette dérive, je suis personnellement encore plus réticent à l'idée de me créer un compte twitter et j'ai couru sur facebook afin d'y rechercher d'éventuels usurpateurs de mon nom. Ouf, il n'y en a pas... Je fais pâle figure contre les 12675 B. Obama, les 3671 N. Sarkozy, les 16 P. Antonius et les 2 Jonathan de Secret Story.

Sinon, partout autour de nous, la saison de grands tournois reprend ses droits. PPT à Cannes, EPT de Barcelone (où, paraît-il, Elky dégomme à tout-va) et WPT de Marrakech sont de brillantes alternatives aux divers SPT, UPO et autres. À vos satellites !

Moi, je peux pas, je bosse. Et ça m'emmerde...



T'es gâteux, Doyle, j'te dis qu't'es gâteux!

*Stefal, si tu me lis, voici un défi concernant ce terme. Hé oui, c'est un "suissisme".