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9 août 2011

La définition du bonheur


NL50 un pot 3bet preflop, oop, je check mes 2nd nuts et là, un instant rarissime... Le bonheur. L'ami fish a KJ.

Le bonheur au poker, c'est comme dans la vie. Ça fait un bien fou, mais c'est pas souvent. Vraiment pas.

12 juillet 2011

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Je vous avais laissés avec un billet fataliste et dénué de toutes explications. J'avais aussi exprimé, maladroitement, peut-être, à la lecture de certains commentaires, mon ras-le-bol paradoxal à affronter des fishes sur toutes les tables. Deux billets pas très jojos dans lesquels se reflétait mon désamour de ce jeu de merde. Mais voilà, le vent tourne. Ah non, je me trompe, le vent tourne, mais pas pour moi, comme l'on peut le voir sur cette magnifique dernière session en NL50.



Ce serait supportable, si c'était pas la même, à peu de chose près, que celle de hier. C'est comme ça. Tu sais, super blogger, moi aussi, j'aime les fishes quand il paie mon set avec FD, quand il paie ma TPTK avec ventrale, le tout all-in au flop. Enfin, je croyais. Le fish, chez moi, il repart avec mon pognon. Toujours. C'est comme ça, j'ai envie de vomir. J'arrête ce jeu, j'y crois plus. 
WTF...
Je reprendrai en août. 

Peut-être...

...on verra.

Peut-être que je vais cash out pour me payer un stage au camp musique.


[Ouais, je sais, les bad beats, le long terme, tout ça... Mais, please, STFU avec ces conneries.]

29 juin 2011

Rendez-moi les Ricains ! Bordel !

Autant le dire tout de suite, non, ça va pas mieux. À part un crouille (helvétisme inside) ITM sur un 22$ deepstack, rien n'est venu égayer mes sessions depuis la dernière dizaine de jours. Je break even sur mes sessions de sit'n go et je joue aux montagnes russes en CG, sans décoller vraiment. Les MTT ? Mouarf... Les MTT, quoi...

J'ai donc pas vraiment grand chose à dire, mais je vais profiter de cette non communication sur mes résultats pour disserter sur un phénomène né du black friday, ou le retour du poker ABC. Les Français connaissent bien ce genre de choses, puisque, avec l'entrée en vigueur de la loi que l'on va nommée ARJEL, ils ont vu des tonnes et des tonnes de débutants débarquer sur leur tables (à raison de 70-80 kilos par débutant mâle, un peu moins pour les débutantes femelles). Ce débarquement, fortement nourri par les pubs de l'épée en plastoque orange, a entraîné des conséquences sur le jeu des regs. Au niveau du cash game, les différentes limites s'en sortent encore pas trop mal, puisqu'elles sont surtout habitées par des wannabe regs qui veulent monter un BR. Certes, les visiteurs occasionnels vont et viennent, laissant ci et là quelques caves au plus grand bonheur des mecs qui attendent la gueule ouverte. En petites et moyennes limites, pas besoin d'être skillé à donf pour avoir sa part du gâteau. Jouer ABC suffit bien souvent. Là où la bât blesse, c'est quand on ne joue que des MTT et des SNG. Si l'on considère (1) la variance propre à ces formats, (2) la débilité intrinsèque des adorateurs de l'épée, venus spew 20, 30, 50 ou 100€ et (3) leur "inculture" poker, y a de quoi se broke et péter un câble.

Ou s'adapter. S'adapter veut dire, en tout cas en ce qui concerne les 10-50€ (même si j'ai vu des trucs horribles en 100+), oublier tout ce que l'on a engranger en terme d'expérience, de technique et de stratégie. S'adapter veut dire jouer, là aussi, un poker ABC, en tout cas dans les early stages de l'épreuve en question. Pas de 2 ou 3 barrels bluffs sur des boards impayables pour top ou second paire, moins de cbet si miss flop, pas de C/R avec air, une grosse résistance au donkbet et une grosse (aussi) paire de couilles pour payer le bet pot river en bluff du vilain. Parce que ça, le donk bet pot, il sait faire le fish ! 

Des bans entiers de poissons débiles sont venus squatter les plages françaises, je devrais m'en réjouir. Ben, j'y arrive pas. Mea culpa, c'est clair. Je ne suis pas en train de me plaindre ici de ces fields de mono-neurones, juste de mon incapacité chronique de revenir à des bases pokériennes simples. Rien ne sert de parler dans une langue que votre interlocuteur ne comprend pas; et c'est pourtant ce que je fais sur les tables de Winamax. Go tilt, go broke. Et c'est pas la première fois que j'essaie. 

Le pire, dans cette histoire, c'est que, pour moi qui ai le privilège de jouer encore sur les sites en .COM, le phénomène s'est étendu à Pokerstars, la seule room où j'évolue. Les Américains, dont le niveau au poker n'est plus à prouver, étant partis, il nous reste des hordes de joueurs venus de l'Est, quelques Ibères et autres Lusitaniens, des Germains et des Roastbeefs maniaques. Avec pour conséquence, là aussi, un nivellement par le bas du niveau de jeu . D'où nécessité d'adaptation. D'où poker ABC pour les SNG et MTT compris entre 11 et 55$. J'ai vu des hérésies sur PS, ces derniers temps, notamment au niveau technique pure. Des limps/calls en SNG avec 6bb au début du coup, des calls de 3bet preflop hors position avec des stacks inappropriés, genre 14bb et moins... Et pas de stop and go, non, juste un call pour "voir un flop avec 78", j'imagine, juste pour faire chier... Toi, t'es là, tout content de ton 3bet-je-veux-que-tu-shove-ou-fold-mec... Ben, non, lui, le mec, il calle. Il fait le truc le plus improbable du monde dans cette situation... Ou il paie deux barrels avec 44 sur un board KJ9-8-2... (Toi, t'as AQ, of course...)

Pour remettre les choses en place, quand tu touches, bien sûr, c'est le bonheur. C'est FedEx, UPS et Chronopost en même temps. Mais le reste du temps, tu peux oublier pour outplay tes adversaires. À nouveau, le long terme et toutes ses conneries feront que je serai gagnant sur ce field. Je suis un joueur gagnant (ouaiiiisssss !....). Mais je ne suis pas sûr d'arriver à retrouver un poker ABC pour triompher. 

Pis, ça m'emmerde, aussi, de jouer comme je jouais il y a 3 ans.

C'est un problème psychologique, c'est sûr. Il faut que je trouve la clé, parce là, je commence à devenir un végétarien du poker, je ne mange même plus de fishs.


Des fois, j'aimerais avoir la persévérance de Lesage :

Broke sur Winamax! J'ai dû redeposite... Mais je suis tenace: je vais bien finir pas trouver la manière de battre ces bancs de pescaille...

31 mai 2011

le poker, ça craint... et c'est pas le seul.

[avertissement: le billet est long, mais il vaut la peine, à la fin, je dis que je suis nul au poker...]

Nonodu74: aha, regarde chérie, il a relancé, je vais payer.
Sa femme: je sais que je connais pas grand chose au poker, mais 10 et 2, c'est pas super terrible comme cartes, non?
Nonodu74: l'important, c'est pas les cartes...
(flop: 742)
Nonodu74:  j'ai le deux, je mise, pot. Il me relance tapis... Il va voir, call! Il a deux valets...
(turn: 2)
Ouiiii ! tu vois chérie, l'important c'est pas les cartes!
Sa femme: Bravo, mon Nono, t'es le meilleur! -smuitch-

Another time, same place:

93shark93: paire de 10. Je suis en petite blinde, j'aurai la position après le flop. Call.
(flop: AK5)
hmm.. il a rien, ce fish, c'est sûr. Je mise. Quoi, il me relance ? Je paie, tu bluffes. 
(turn: 10)
merde, ça fait rentrer une quinte. Check. Il mise.. Je paie, je peux faire full.
(river: J)
je checke, trop dangereux. il checke aussi... Yes, il a As-Roi ! J't'ai niqué, mec.

Merci winamax, pour m'avoir permis de me mettre dans la peau de Nono et de Shark, alors qu'ils me faisaient des trucs soit horribles, soit que je ne comprenais pas. C'est d'ailleurs une constante sur cette room, je ne comprends rien. Rien au jeu, rien à ce que font mes adversaires, rien à la dynamique de la tables, rien de rien... Ça doit être culturel. Tout comme l'est certainement le 3bet shove 14'000 sur 50-100, après un raise à 400 (il y a deux aberrations dans cette phrase...). Bref, les MTT avec l'épée en plastoc orange, c'est pas facile, même les 100€.

En fait, je me suis bien défoulé dans le chat du "W" ces derniers jours. Toujours avec classe, faites-moi confiance. Mais bien défoulé quand même. Parce qu'on peut pas dire que je me fende la poire sur PS. CG, SNG, MTT, mon genou droit, ma cheville gauche, mon lave-vaisselle et le monde entier partent en couille. Vu l'influence que j'exerce dans les quatre derniers domaines, je vais disserter sur les trois premiers que je vais regrouper en un sujet (grand A, souligné en vert).

Je ne sais pas vraiment quand cela a commencé, ni comment. Mais je perds. Un paquet de pognon. Depuis 4-5 jours. Il y a, bien sûr, les mauvaises configs et les bad beats (point 1, souligné en vert). Nonodu74 et sharkdemes2 en savent quelque chose. Rien de bien extraordinaire, d'ailleurs je run sous l'EV. Mais, et c'est là que c'est grave, même en tenant compte de l'EV, je suis perdant en CG (-200$), toutes limites confondues, all-time. Bon, c'est vrai que ça a jamais été ma spécialité, mais je croyais m'être amélioré. J'ai même acheté l'ebook d'Artply, c'est pour dire. J'ai joué un gros volume sur mai, 6 tablant mes sessions la plupart du temps. Je suis revenu à quatre tables sur la fin, pour mieux me concentrer et réfléchir à tous les coups. J'ai tenu le cap un moment, puis... patacra... deux, trois bad, le tilt. Des calls à la con, des 4bet débiles, etc. 

Ça a toujours été un problème pour moi, le tilt. Mais là, il s'est insinué au plus profond de moi. Je souffre du tilt latent (point 2, souligné en vert), celui qui fait qu'on croit qu'il est pas là... et-qui-ressort-du-placard-comme-un-polichinelle-du-tiroir... euh, non... comme-un-renard-la-nuit-sur-une-route-de-campagne. Bref, celui qui fait que tu sais pas que t'es en tilt et, qu'en fait, tu dors avec, tu te réveilles avec. Fin du point 2.

Une des raisons qui fait que je perds depuis quelques jours, c'est, dernièrement, je l'espère, que je suis mauvais (point 3, souligné en vert). Des SNG à perte de vue sans un ITM, des MTT par poignée sans perf, une bankroll qui descend... Je n'ai pas revu mes hand history. Je n'ose pas. Mais la plus plausible des explications reste celle qu'on ne veut pas entendre: "t'es mauvais." Mouais. Je me force à le dire et à l'écrire, je suis mauvais. Du moins, sur les derniers jours. J'ai regardé aujourd'hui encore une vidéo de Clément Thumy (victoire dans le super tuesday, l'année dernière) qui m'a fait réfléchir à mes dernières sessions. Au final, le tableau se laisse à peine regarder.

EN MTT: des coups joués avec des mains inappropriées dans de mauvaises positions (dans de bonnes, parfois aussi), une tightitude-modèle quand il faut élargir le jeu, et vice-versa, plein de mauvais timing (pas vraiment de ma faute), la cagoule m'empêchant de réfléchir de manière objective, trop d'émotions dans le jeu... et au final, un jeu "à la reculette", empreint de pessisme et sans prise de risque aucune. À chaque main, je me demande quel set up je vais me prendre dans les dents... Du coup, je ne joue pas bien. Vraiment pas bien. Je suis devenu passif sur mes dernières sessions, laissant l'agressivité au vestiaire. Je suis mauvais.

En cash game: c'est un peu l'inverse, c'est la fête du slip. Trop large, trop agressif, trop nul. C'est fou le mal que j'ai à lâcher mes petites et grandes blinds. Et mes petites paires. Et mes suited connectors. Et mes one gapers, Et les autres. Bref, je suis mauvais là aussi.

La solution à tout ça ? Comme d'hab', une pause. Le plus dur sera de la respecter. Comme d'hab'.

15 mai 2011

L'âne et la nouille, le retour

Hahaha, qu'est-ce que je me suis fendu la poire ces derniers temps ! Bah, en fait, pas tant que ça. Ou plutôt si. J'sais plus... Bon, je vais essayer de remettre les choses en ordre. 

Ah oui, j'ai gagné un MTT, y a pas longtemps. Trompettes, flon flon, 'we are the champions': je suis à Wembley, sans avoir payé ma place, c'est cool. Quelques dissertations sur le bon usage à faire de ma nouvelle bankroll plus tard et c'est déjà le moment de remettre le bleu de travail. J'ai participé à très très peu de MTT depuis, en fait. Quelques tentatives, sans grand succès (ah, si, y a un petit truc: je ship un ticket à 215$ dans un sat 5$+R de 7stud HiLo; une autre de mes passions), mais la flamme avait disparue; aussi étonnant que cela puisse paraître. C'est un peu comme si ta Guiness avait passé un peu trop de temps à chauffer sur le bar ou que, après les terribles froideurs des soirées d'hiver, la chaleur accablante du mois de mai te faisait préférer la Corona à cette pauvre Stout noire, délaissée. Du coup, me fallait trouver un palliatif. 

Je retourne à mes sit'n go fifty50 en série, mais je ramasse un peu et mon ROI chute inexorablement* (les prémisses s'étaient déjà fait remarquer avant mon 'Wembley 66', ceci dit); je décide, après quelques tergiversations entre moi, de retourner m'asseoir aux tables de CG et de ne faire que ça. J'ai (plus que) la roll pour jouer en NL50, mais, à la lecture de stats sur mon tracker, et suivant une certaine volonté de faire les choses 'comme il faut' pour une fois, je me dis que ce serait dommage de s'installer à ce niveau sans avoir joué 10k hands en NL25. Mon tracker affiche 4.4k hands, tranquille, j'attaque, je grinde et voilà, j'arrive à la barre symbolique des 10'000 mains.


Super, tchouf-tchouf* (je sais l'échantillon est trop faible et le chiffre de 8.8 bb/100 est pas représentatif, mais je m'en tape, j'attaque la NL50) ! Donc voilà, je m'installe en NL50 sur 6 tables sur lesquelles je croise, de temps à autres, le célèbre (en tout cas dans un certain milieu) maxtamines. Les 5'000 premières mains se passent plutôt bien, +500$ en étant sous l'E, un bon vieux good run. En ce dimanche, catastrophe. 1'700 mains dont les deux tiers ont constitué un parcours standard: je perds un peu, je gagne un peu, ça déroule. Puis, la malédiction*

Le retour des setups, les rivières qui me font pleurer, puis, le tilt. Pourtant, je gérais bien, au début. Des 'hero pot control' au non moins 'hero fold', je pense endiguer la frustration, mais voilà... Coup sur coup, je perds deux quintes versus full. Une fois sur 7768xx face à 7-6 (standard, le mec joue bien le coup aussi) et l'autre sur un flop KQJ où j'ai AT. Les jetons partent au milieu, il a KQ, rivière K. Happens. Next hands. xQQ quand j'ai AQ en BvB, c'est cool, sauf que l'autre a KK et me donne son argent au flop. Turn K. Bon. On se marre déjà moins, commence à me coûter cher, ce dimanche.

Le reste ne sera qu'un remake du retour de l'âne. Ou de la nouille. Ou des deux. Je me suis mis à faire hi-han en cuisant dans un bouillon de légumes (et en perdant 1-2 caves de plus, obv). C'est fou, je pensais pas que je puisse si facilement retomber dans mes travers de jeune joueur (d'il y a 3-4 ans) et pourtant... Easy game.

Je stoppe l'hémorragie un peu quand, en soirée, on arrête de boire. Pas pour éviter d'être bourré, juste pour ne pas vomir.

6'700 mains en NL 50, +165$, 5.22 bb/100. Sick.

C'est marrant comme ce jeu peut te faire passer du restaurant 4 étoiles à l'asile psychiatrique en peu de temps, hein ? M'enfin, ce n'est qu'un jeu, justement.

*Je tiens d'ailleurs à spécialement remercier ici les joueurs russes, ukrainiens et espagnols de PS.com.

2 janvier 2011

BB II (2/2)

  
BB pour bankroll builder. Un p'tit tour en passant pour poster deux graphes et donner la suite de mes aventures de bankroll builder en cash game sur winamax. J'ai joué 5k+ mains en NL5, juste en haed's up, et suis passé en NL10 en 5-handed. Au niveau des souhaits, je vais terminer mon sacerdoce en NL lorsque j'aurai atteint 10k hands. Je monterai ensuite en HU NL10 et garderai le 5-handed à la même limite. Je suis toujours underollé, mais je pense quand même pouvoir faire face à la variance et toutes ces conneries, grâce notamment aux livraisons de jujudu56, de ribery39 ou de dupondmarcel et janmich75600... Enfin, j'dis ça, j'dis rien. Les images :

HU NL5 :
5'661 mains - + 65.00€

 NL10 :


1'955 mains - + 52.64€

So far, so long...

24 décembre 2010

Bankroll builder II, le retour

  
Après avoir buildé à partir de 49$ sur PS.com (voir précédents billets), j'avais décidé de bougé ma bankroll pour aller jouer sur un site qui me donnait un bon rakeback (sur OnGame). Mais l'autre jour, revirement de situation, je reçois un mail de winamax.fr qui me dit que j'ai un bonus de premier dépôt (50€) encore valide deux mois... Retour sur le site que j'avais quitté pour cause de tiltage profond et ouverture de la caisse. 0€, mouais. Je réfléchis et c'est un vrai cas de conscience. Le niveau en STT et MTT low-stakes de wina m'a fait tilter plus d'une fois et je sais pas si c'est une bonne idée de retenter le coup. À moins que... À moins que je ne me concentre sur le CG, que je trouve une nouvelle variante où je prends du plaisir et que je joue peu de S-MTT... Ok, c'est l'occasion de tenter un nouveau bankroll builder. Je dépose 60€ et ce sera le CG HU NL5 pour débuter. À nouveau, et bien que non spécialiste de CG, ce n'est pas une gestion de BR ad hoc, mais, encore une fois, je pense que mon edge à cette limite peut compenser le peu de réserve. 3,1k hands plus tard, voilà le graphe :



Et les stats de base :

Si quelqu'un qui me lit est spécialiste de HU CG, je suis preneur d'un commentaire sur ces stats. Je sais pas trop me situer en HU. Dérogeant à ma règle de base de ne jouer que très peu de S-MTT sur la room, je me suis inscrit sur plusieurs de ces épreuves, pour lesquelles je suis en négatif pour l'instant. Le niveau sur les SNG XMAS à 2€ frôle le débilisme et sur les MTT jusqu'à 10€, je dois avouer que je n'ai pas encore trouvé les adaptations nécessaires. J'ai pu joué un 50€ (ticket gagné sur un 2€+), et je m'attendais à une hausse significative de niveau. Ben non. J'ai certes pas optimisé certaines mains, joué comme un pied certaines autres, mais... wow... faut le voir pour le croire. Je ressortirai les replays du "best of" des mains de tarés un de ces quatre si j'en ai l'occasion. En attendant, joyeuses fêtes de fin d'année à tous.

Ah, j'allais oublier le screen du compte :

27 octobre 2010

Maîtres chanteurs et apprentissage

    
PartyPoker semble avoir plutôt bien réussi sa conquête du marché français. Il faut dire que la room roastbeef n'en est pas à son coup d'essai en matière de saloperie de tout genre. En effet, sa gestion du logiciel .COM avait déjà fait jaser à l'époque à cause de ça :
    
"Hi Pierre Yves,
It’s been a while since we saw you at PartyPoker.com. We’ve made some big changes while you were away.
We’ve listened to our players and as a result now have fantastic new tables, a more generous loyalty programme as well as bigger and better tournaments worth $10 million guaranteed each month. What’s more, you can now choose Canadian dollars as your account currency. Visit your Party Account to find out more.
Keeping your account active couldn’t be easier! All you have to do is log in to Party Poker and play 1 raked hand and or any MTT or STT.
As you’ve not used your account recently, we wanted to remind you that after six months of inactivity we charge an administration fee of 5 Euros each month. The first charge will be deducted in 15 days.
Make sure you aren’t charged: just buy in with as little as 50 cents and play one raked hand at our limit micro-limit tables."
 
Ouais, grosso modo, si tu reviens pas, on te pique 5 euros chaque mois sur ton compte dès le septième mois d'inactivité. Voleurs, maîtres chanteurs ! Bon, depuis ce mail, je n'ai pas remis les pieds sur la room et mon compte a été débité des quelques centimes y restants. Maintenant qu'il est à zéro, je sais pas comment il vont me piquer de la tune... Bref, tout ça pour dire que les méthodes de PartyPoker sont loin d'être élégantes, vous me suivez ?

introspection

La semaine dernière, j'ai été interviewé par Olivier sur son excellent blog (brag, brag, brag) et ce fut une expérience très sympathique. C'est vrai que depuis que j'ai lancé slowrolled, c'est plutôt moi qui interviewe les gens, alors ça m'a changé. Le lien avec le pourquoi de ce billet y est aussi relatif: c'est en lisant un article chez Olivier (Et toi, comment tu bosses ton poker ?) qu'un gros TILT a résonné dans mon cerveau de trentenaire : ça faisait un paie que je n'avais pas, à proprement parlé, bossé mon jeu. Moi qui était un dévoreur de bouquins et de magasines à mes débuts (ma bibliothèque compte pléthore de titres, dont je ne suis certes pas fier de tous : les Harrington, les Gordon, Poker Cadillac, Ace on  the River, Poker Power, Kill Elky, Poker Mindset, Vaincre son pire ennemi au poker, Joueur Né, Poker Pro, Poker : passer pro, Killer Poker, Les secrets des professionnels (...), Poker Tells, Le Poker au-delà du hasard, etc.), je n'avais pour ainsi dire plus pris le temps de me pencher sur les aspects techniques du poker pour améliorer mon jeu. Du coup, gros chambardement et passage à l'acte : création d'un compte sur Limpers (que je vais update en premium pour les vidéos), pillage dans les règles de l'art des vidéos coaching de Deucescracked, postage sur divers forums de mains à problèmes et dépoussiérage de ma bibliothèque poker. C'est assez évident, lorsque l'on veut progresser, d'entreprendre régulièrement ce genre de démarche, mais ça m'était un peu sorti de la tête depuis quelques mois avec slowrolled et tout. Je décide donc de bosser en premier lieu mon jeu en cash game; assorti de la création d'un compte sur une room ongame m'offrant 40% de rakeback (intéressés me contacter). Au programme : correction de leaks dans mon jeu, surtout en terme d'optimisation de value (je joue beaucoup plus en MTT avec un style small ball, du coup je perds quelques dollars à chaque bet en CG) pour commencer. Ce serait également pas trop moche si je recevais le don de gestion de bankroll aussi, mais là j'en demande trop certainement.

Pour finir, voilà une main qui m'a posé problème au DSO de Vienne, lors du side event :

Là, je dois avouer qu'elle me turlupine depuis plus de 10 jours cette main... On est au DSO Side Event de Vienne, 300€ de buy in, 190 joueurs, 20k, 40 minutes. À ma table, trois Hongrois dont deux nuls-passifs (bonne nouvelle), un Autrichien déjà short stack (il lui reste 4000), un p'tit vieux au fancy play, un Suisse que je connais pour l'avoir déjà joué, 3 randoms très discrets. Arrive la main, fin du level one (25-50):

Je suis au bouton (en blinds, j'ai les deux Hongrois nuls), je reçois

Un des joueurs discrets en MP ouvre 150, suivi du 3è Hongrois, en MP+1. Papy fold, CO (le Suisse) fold, je décide de raise 550. Les deux Hongrois nuls fold, discret fold, seul le 3è Hongrois call.

Flop :

Mon nouvel ami donkbet 700; je relance pour 2400. Il réfléchit, puis me sur-relance pour 6'800.

Que faites-vous ?

Info sur le Hongrois du coup : avait été très agressif pendant ce premier niveau; il m'a semblé avoir vu une accréd' presse à son cou.
   

25 juillet 2010

Uniikki

    
C'est l'été, on s'emmerde un peu à fondre au soleil, les choses tournent au ralenti, mais heureusement, en fouillant le web, on trouve des trucs plutôt rafraîchissant parfois. Je vous propose un p'tit voyage en Finlande, à la découverte de leurs rappers. Ben ouais, y a aussi des rappers en Finlande, qu'est-ce que vous croyez ? En fait, les Finlandais, ils sont comme les autres dans leurs clips, belles bagnoles, eazy girlz, bling-bling, gros bras et marcels... Sauf qu'ils sont tous tout Blancs. Ben ouais. Bref, ce clip, du groupe Pojat On Poikii le voilà :




Vous avez saisi le rapport au poker ? En même temps, c'était pas super dur, c'est écrit en gros sur l'écran au début du clip. Pas vu? Bon, y a un guest dans cette vidée et ce n'est autre que Ziigmund, aka Ilari Sahamies, un des plus grands gagnants en cash games high stakes online. Et comme si ça suffisait pas, hop, on fait vite un petit clip avec des potes. Il se fait pas chier, le Ilari, surtout que c'est pas le dernier pour faire la teuf'... Tellement que, cette année, il a séché les WSOP pour participer, je cite, à toutes les "summer parties" de son pays et visiter le plus grand strip club de Jo'burg, pendant la finale de la coupe du monde de football.

Et toi, ça te dirait d'être plus que gagnant en high stakes et de faire le balla dans des clips avec tes potes?

[edit : un petit screen avec le nom du sponsor de Ziigmund quand même. Ouais, parce qu'il s'est donné beaucoup de peine pour avoir une visibilité optimale dans le clip : ]



5 juillet 2010

L'ARJEL les a tuer



La photo ci-dessous témoigne d'une des actions les plus visibles entreprise par les joueurs réguliers du tout nouveau Pokerstars.fr. Dimanche 4 juillet, ils se sont effet donné rendez-vous afin de faire grève sur les tables du leader du marché mondial. Tout simplement. Pourquoi ? Pour protester contre le rake abusif que pratique le site sur ses tables réservées aux joueurs français. Pour comprendre, il faut revenir à la genèse de l'histoire. Lorsqu'il décide de régulariser le marché, l'État français impose un impôt de 2% sur chaque rake pratiqué par les rooms agréées. Ce qui se traduit sur tous les pots de cash game et les fees des tournois. Seulement voilà, Pokerstars avait promis de ne pas répercuter cette taxe sur les joueurs, ce qui, dans la réalité, n'a bien sûr pas été le cas. Ce qui donne des rakes de plus de 25% sur certains tournois (à petits buy-in)* et de 7% sur les cash game, avec une taille prise sur les pots joués preflop (ce qui est contraire dans les pratiques du milieu qui adhère, en général, au no flop, no drop)! Les autres opérateurs sont, en moyenne, moins gourmand dans la part qu'ils prélèvent aux joueurs, mais on ne se passe de Pokerstars comme ça. Alors, les joueurs, après avoir mené une véritable guerilla contre PS et l'ARJEL (mails collectifs de plainte, etc.), on décidé de se mettre en grève ce dimanche 4 juillet. De s'asseoir sur les tables du site et de ne pas jouer. Tout simplement.


*plus on monte dans les buy in, plus le pourcentage dur ake diminue. Toutefois, on arrive encore à un taux de 11,11% pour les tournois les plus chers.
Plus d'infos sur le rake des sites en .fr : wam-poker et club poker.

Le bonus
L'ouverture du marché des jeux d'argent, très controversée, vous l'aurez compris, en France aura au moins permis à nombre de créatifs de nous concocter quelques campagnes publicitaires dignes d'intérêt. Certes, la plupart sont classiques et font preuve d'une banalité affligeante, si ce n'est au niveau du traitement de l'image ou de la photographie. C'est le cas des deux films choisis par Pokerstars, le leader du marché mondial:

Il existe, bien sûr, la version pour attirer les fishettes dans les filets du géant:

(mais, dites-moi, ce serait pas Arnaud Mattern qui se fait défoncer par la belle Vanessa ?)
Winamax.fr a, pour sa part, opté pour un film à l'allégorie évidente:


Sans oublier qu'il fallait la petite frimousse coquine de Patrick pour vendre le poker en France. Mis à part le côté assez drôle du truc, on peut regretter que les créatifs n'aient pas trouvé mieux que de montrer des flingues et des katanas de toute sorte pour illustrer une "arme" au poker. On n'est pas prêt de sortir des clichés crasseux d'arrière-salle et de gangsters. Tant pis. Ou tant mieux. Je sais plus trop.
Pour terminer, un grop coup de coeur de slowrolled pour la campagne du PMU. Bon, ok, le PMU c'est les chevaux. Mais maintenant, c'est aussi les paris sportifs et le poker. Et c'est donne quoi des chevaux et des jockeys ouverts aux jeux d'argent en ligne? Ben ça:

Celle que vous avez sûrement tous déjà vu:



Mais c'est là que ça devient du lourd. Enjoy:







So far, so good...
[article originalement rédigé pour slowrolled.com]

1 mars 2010

Oui, mais...


Content, mais gros sur la patate. Voilà le paradoxe qui m'anime ces derniers jours. La semaine qui vient de s'achever fut également tout en nuances. Il faut dire que mon jeu subit de profonds changements ces temps; j'ai l'impression d'entrer dans une autre dimension, même s'il y a toujours des moments, au sein d'une même session, où mes points faibles ressurgissent. J'ai longtemps -et le suis encore- été considéré comme un joueur tag, comme une vraie serrure et j'ai cherché à varier mon jeu. Cela s'est fait pas étape, bien sûr, -et c'est loin d'être fini-, et le processus de mutation -tout joueur a connu ça, je pense- me "travaille" beaucoup. Je cherche ce qui ne va pas, essaie de l'améliorer, puis passe à la chose suivante. Souvent, les premières étapes sont à refaire et j'ai l'impression de ne pas avoir avancé, mais globalement, je suis assez satisfait d'avoir entrepris ce gargantuesque chantier.

Au niveau tournoi, sur les sept derniers jours, j'ai gagné un sit'n go live, pour 500 CHF, puis, j'ai passé une journée extrêmement frustrante lors d'un tournoi, samedi. 20K de stack de départ, round de trente minutes, tout était réuni pour passer un bon moment autour des tapis verts. Malheureusement, ce fut pour moi un désert de cartes, et je n'ai dû ma survie qu'à l'arrachage culotté de plusieurs coups (dont un hero call sur board avec !!) pour finalement crever au poteau à la 16è place (7 payés). Même si mon jeu bouge, quand on n'a pas de cartes, on a beau être "créatif", ben, ça merde quand même. Online, je fais deux deep runs sur des 26$ sur FT. Une 25è place sur 2239 concurrents et une 40è sur 1012, pour un total de 200 malheureux putain de dollars. Rien à dire sur le premier, je sors avec AQ contre les KK, mais sur le deuxième, j'ai eu de la peine à dompter mon surplus d'agressivité. Je split un coup avec KK contre AK, puis suis de small blinds 4 ou 5 mains plus tard. J'ai environ 30k aux blinds 1.2/2.4/300, moyenne 65k. J'ai J4 et tout le monde fold jusqu'à moi, mon voisin de gauche possède sensiblement la même chose que moi. Et là, je décide de steal. Boîte. Payé par A8. Pas de miracle. Le braquage tourne au vinaigre et je n'irai pas plus loin alors que je me sentais bien dans cette fin de tournoi, malgré mon tapis maigrichon. Merde, pourquoi a-t-il fallu que je tente ce move à ce moment-là? 'Sais pas, m'sieur... Goût amer dans la bouche, même si je sens que la perf' est proche. Et quand je dis la perf', c'est LA perf'... Wait and see.

Niveau cash game, je me suis envoyé 1100 mains+ entre hier soir et aujourd'hui, avec un très joli bilan de +488$ sur ces sessions dont la moitié ont eu lieu en NL50 et l'autre en NL100. Là aussi, je m'étonne des influences des petits ajustements dont j'ai parlé plus haut. Je suis plus LAG (31% de VPiP sur une des sessions) qu'avant et maîtrise mieux le jeu postflop, ce qui fait une énorme différence à ce niveau-là. Le cg étant clairement un de mes points faibles, je suis content de pouvoir enchaîner quelques sessions ces temps; mais je suis tout-à-fait conscient que je vais me prendre un retour de variance dans la gueule un de ces quatre. Encore une fois, wait and see.

Je vous laisse, en espérant que les regs de ma room live ne vont pas lire cet article...

Ah, et ça se précise pour ma toute petite ligne hendonmob -mais dont je suis assez fier-, ce ne devrait être qu'une question de jours.

4 février 2010

Country roads to... Dublin!


À l'heure où la plupart d'entre vous liront ces lignes, je serai entre la Suisse et l'Irlande, confortablement assis (ou pas) à l'intérieur de la carlingue d'un oiseau de fer. Arrivé (normalement) à Dublin en fin d'après-midi, je prendrai le taxi pour me rendre à l'hôtel Ballsbridge Inn, un charmant petit trois étoiles, situé sur Pembroke Road, à un jetée de pierre du centre ville. J'y entrerai, prendrai ma chambre, une douche peut-être, et partirai en ville pour manger un bout dans un pub. Je boirai une Guinness, ou huit. Je reviendrai à l'hôtel, y rencontrerai Michael Lacey et validerai mon inscription au European Deepstack Championship main event. Je finirai la soirée, je pense, autour des tables de cash game. Demain, après un réveil tardif et un british breakfast, j'accueillerai la délégation helvétique venue en nombre participer au tournoi (plus de 30 membres). Ensuite, nous irons prendre place dans la grande salle de l'hôtel et... Let's shuffle up and deal!

Ce tournoi est infoldable. 50k de stack pour des levels de 60 minutes le premier jour, 90 par la suite et 500€ de buy-in. L'occasion pour moi de participer pour lapremière fois à un event international sans trop corde délier. 500€ restent cependant une jolie petite somme et je ne pourrais pas m'offrir le luxe de la dépenser tous les jours pour un bi de tournoi. Mais voilà, je me suis offert un petit cadeau de Noël-anniversaire personnel (ces deux dates n'étant séparé, dans mon cas, que d'un petit mois) et 2009 ayant été une bonne année au niveau de mes gains live, j'ai pu sans autre compléter le budget.

Au niveau des ambitions, je ne recherche, dans un premier temps, que l'adrénaline que va me procurer les premiers tours de table. Bien qu'étant habitué à jouer live, j'y passe bien plus de temps que sur le net, je ressens une certaine nervosité impatiente à l'idée d'en découdre avec des adversaires de tous horizons (dont beaucoup de Français, à ce que je crois savoir). Passée les premières heures, j'irai chercher, si j'ai encore la chance d'être en lice, le plus loin possible et,pourquoi pas, l'itm. Rien que ça...

Allez, good luck me! Pas de "pas de chance", svp, one time !

PS: coverage, pour les Helvètes, à suivre sur swissholdem ou twitter ou encore twitter

PPS: voici un lien sur un article de IFU, en réaction à mon dernier post "De la nécessité du poker".





Y a pas que le poker dans la vie!

19 janvier 2010

Le truc le plus sick de l'année

J'ai nommé le "rush poker" ! Lancée aujourd'hui par FullTilt, cette variante est faite pour les joueurs impatients, ceux qui trépignent avant de jouer la main suivante; bref, ceux qui rêvent de pouvoir jouer 500 mains à l'heure. Le principe est simple. Il s'agit de cash game. Vous choisissez une limite d'enchère, vous vous asseyez et un compte à rebours démarre, genre jeux vidéo de bagnoles. C'est parti!
Première main en full ring. Vous décidez de folder. Immédiatement, et quand je dis immédiatement, c'est encore trop long, vous voilà déplacé à une nouvelle table full ring avec 8 autres adversaires et de nouvelles cartes en main. En fait, vous ne voyez pas le coup précédent se dérouler jusqu'au bout. Dès que vous lâcher vos cartes une nouvelle donne commence sur une autre table. Et si vous trouvez que c'est encore trop long d'attendre votre tour de parler avant de fold, FullTilt a disposé un bouton quick fold en dessous des traditionnelles commandes. Ainsi, vous pouvez jeter avant votre tour et vous retrouvez à une autre table. L'opérateur garantit en outre que personne à la table ne voit préalablement vos actions.




Bref, j'ai testé et j'ai perdu une cave. La vitesse d'exécution du soft est remarquable et le moins que l'on puisse dire est que l'on ne s'ennuie pas autour des tables de "rush poker"... Vu le nombre de mains distribuées à l'heure, il n'est pas rare de tomber sur un monstre à chaque raise de vos adversaires. Alors, non, je ne suis pas un grand fan et oui, le jeu est dénaturé, mais ça n'empêche pas FullTilt d'avoir innové sur ce coup. En tout cas, ça vaut la peine de jeter un oeil et de tente l'expérience ne serait-ce qu'un fois...



21 décembre 2009

To the limit(s)

Aujourd'hui, je vous emmène dans un monde où le poker se joue (presque) toujours jusqu'à la rivière, où les paires d'as ne tiennent pas forcément toujours, où les tirages qui rentrent sont légions et où le tilt vous guette de son oeil narquois à chaque coin de rue (enfin, surtout au coin de la troisième et de la quatrième)... Bienvenue sur les tables de FL hold'em.

FL pour fixed limit. Du limit, quoi. Ou quand on ne peut raiser que de la grosse blind, vous voyez? Je me suis mis au cash game limit depuis quelques jours, en accord avec ma nouvelle politique de jeu (celle qui dit que je joue les MTT en live et les CG online), et le moins que l'on puisse dire est que cette variante constitue une discipline à part entière. Certes, c'est toujours du hold'em, toujours du poker, mais la stratégie globale de jeu change radicalement lorsqu'on ne peut pas pas faire un gros bet pour protéger/value une main.

Le limit, c'est le plaisir de se ramasser quelques rivières assassines dans la gueule. Ou, a contrario, d'emmener un fish et sa troisième paire jusqu'au showdown. Bref, tout n'est que discipline (pour la sélection des mains de départ), lecture et thin value en limit. La pratique de cette variante est vraiment bonne pour la lecture du jeu adverse, et je pense sérieusement qu'on peut aiguiser cette dernière grâce à ce genre de partie.

Le raise/3bet ne coûte pas cher, et c'est celui-ci qui va nous faire gagner ou perdre 1-2 BB (=Big Bet, 2xla big blind) à l'heure. Il est donc impératif de bien comprendre la dynamique du coup, d'affiner sa lecture, afin de call ou raise au moment opportun. C'est là que la différence se fera.

Je ne suis de loin pas (encore, je suis optimiste) un bon joueur de FL, mais je me suis tout de même imposé un shot dans cette variante, en suivant les règles d'un petit challenge. Je commence en FL200, avec 50BB, soit 100$. Dès que je descends à 30BB, je joue à la limite inférieure. Si je monte à 100BB, je grimpe les échelons des stakes. Après 1200 mains environ et plusieurs aller-retour entre FL100 et FL200, ma bankroll s'élève actuellement à 118$. Toujours FL200, donc. Le temps de l'adaptation est maintenant terminé, j'attaque. Parce que le FL online, c'est quand même assez fishy dans l'ensemble.

En bonus, quelques screens:

Le limit, c'est parfois des monstres qui rapportent:




Ou des rivières assassines (où bien sûr, vous avez étés check-callés jusqu'à la dernière carte):




Tiltant, vilain qui call toutes les street avec As haut, n'est-ce pas? C'est ça, à mon sens, le plus grand danger de cette variante, le tilt. Et l'envie consécutive de jouer toutes les mains, "pour voir si on touche" comme eux... Bref, marcher main dans la main avec ma grande amie la discipline n'a jamais été aisé pour moi, alors là, je peux vous dire que je me fais mal à chaque tour de table.

Bien fait pour moi!



23 novembre 2009

Great hands

Je vais réunir ici quelques-unes des mains que je juge dignes d'intérêt en une sorte de pot-pourri du poker. Assortis de quelques commentaires, quand j'en aurai envie...

AA vs 44, tournoi 22$ PS. Action preflop: je raise à 90, reraise de vilain à 180, je 4bet à 700, il calle; je le mets sur QQ, KK, AK (év.). La suite:
27/12/2009.




Parfois les as tiennent en limit. Même sur des boards de merde:
21/12/2009; CG FL200

 
Un carré de 8 bienvenu, lors d'une session de cash game; il faut savoir lâcher AK, baby:
27/11/2009; PS CG NL50.


Même session de CG, avec un play qui est assez terrible de ma part. Je pense que je dois push preflop, quand le short envoie la boîte. Mais bon, Vilain 2 n'a pas l'air de vouloir lâcher une si belle main que AT:
27/11/2009; PS CG NL50.



Une config' avec un flop qui fait jamais plaisir:
23/11/2009; PS 22$, 180 joueurs.

22 août 2009

Ce n'était pas un challenge...

Ça aurait pu être un challenge de plus sur la blogosphère pokérienne, mais non. Parce que je n'aime pas le fait de grinder comme à l'usine, parce que je suis nul en gestion de bankroll et que, sur ce point-là, je ne suis en aucun cas un exemple à suivre, parce que, enfin, je ne pense pas pouvoir faire preuve de la discipline nécessaire à ce genre de performance. Ça aurait pu, mais ce n'est pas. Ce qui ne m'empêche pas d'être satisfait de cette petite ascension. Il y a exactement 18 jours, je m'inscris sur Everest dans le seul but de participer au Xewoll, les fameux freerolls organisés par le très créatif Xewod. Au creux de la vague au niveau online, alors que le live se porte bien, je n'ai pas plus l'intention que ça de jouer sur le site. Mais l'attrait de la nouveauté, combinée aux 20 malheureux dollars qu'il me reste sur moneybookers, me pousse à faire un versement (screenshot ci-dessous).


Je joue un head's up à 5.5$ que je gagne, puis un autre à 11$ que je gagne également. Je run good, me dis-je. Ben ouais... 18 jours plus tard, après une vingtaine de SNG, une dizaine de tournois, du CG en NL25, NL50 et FL200, me voilà avec une jolie bankroll (re-screenshot).


Plus 1k en 18 jours, en partant de 20$. Ce n'était pas un challenge. Merde!

Peut-être une autre fois...

29 décembre 2008

(we wish you a) Merry Christmas

500 mains en NL25 à nouveau aujourd'hui et 82$ de gains. Une session sur trois tables pendant laquelle, honnêtement, j'ai touché tout ce que je pouvais, et où les bad beats se sont faits rares. Ajoutés à cela des adversaires qui m'ont fait des cadeaux de Noël (en retard) en s'accrochant coûte que coûte à leurs mains perdantes et vous comprendrez la relative bonne humeur qui m'anime à cette heure-ci de la nuit. J'ai lu sur d'autres blogs que cette période de l'année était particulièrement rentable aux tables, mais je ne m'attendais pas à de telles livraisons. Même si je n'ai pas l'impression d'avoir particulièrement bien joué. J'ai juste peut-être su tirer beaucoup d'argent de pots dans lesquels j'ai fait d'heureuses rencontres.

Une main, tout d'abord, qui illustre pas mal de concepts (et, pour une fois, ce n'est pas moi qui fait une boulette...). Je suis de BB, avec QT, qu'est pas une main super excitante, mais pas dégueulasse non plus...



Le bouton paie, je checke. Cette passivité du bouton m'étonne un peu, il a un profil assez agressif. Bon. J'aime beaucoup le flop, mais je suis dans le brouillard, je checke. Mise à la hauteur du pot de mon adversaire. Je ne comprends pas la signification de ce bet. J'hésite, je décide jouer mon tirage agressivement. Et là, re-reraise! Ouh... Le mal de tête comme dirait l'autre... Je le mets sur J10 ou QJ. J'ai du mal à le voir ailleurs à cause de son limp preflop. Je call pour le tirage, qui tombe à la turn. Et la boucherie commence. Etonnant ce slowplay preflop, et plus encore, le min-reraise que je me mange. Une surrelance plus conséquente, genre à 5-6$ aurait suffi à me faire lâcher l'affaire. NE PAS SOUS-JOUER SES MONSTRES !! Même Patrick B., de Paris, le dit.

Une autre main, qui s'est avérée être une heureuse rencontre:



Mon adversaire du moment est TAG (21/18), donc je lui donne pas mal de crédit quand il calle ma surrelance, tout en excluant QQ+. En effet, j'aurais sûrement eu droit à un shove, ou surrelance très forte dans ce cas. Le flop est dangereux, mais je suis étonné de voir son bet à la hauteur du pot. Arrachage? Protection? Hormis les trois carreaux, j'ai encore de bonnes chances d'être devant et je ne veux pas le faire fuire. Si le flop est dangereux pour moi, il l'est pour lui aussi. Call, pas de carreau à la turn, même tactique, mais en check-raise cette fois. Ca passe, malgré son tirage couleur qui ne rentrera jamais. Ouf...

Toute la session a été à l'image de cette main: de bonnes rencontres, des adversaires en slowplay (je crack AA avec 910 pour une suite floppée) et/ou qui payaient en étant loin derrière. Il y a bien sûr eu des coups pourris de ma part (notamment un où je confonds -misread- une Q avec un J, étant sûr que j'avais monté une suite...), mais ceux-là, pour le moment, resteront dans la boîte à conneries.

PArce que, pour l'instant, après m'être fait peur avec "Le Village", de Shyamalan, c'est hop!, au dodo! Et de jolis rêves...

it's a long way to the top

Petite session, hier, de 500 mains de NL25 pour un gain de 15,38$. Session en forme de parcours du combattant, les déconnections intempestives étant venues émaillés mon jeu toutes les 10-15 minutes environ. J'ai 3-tablé et, après un début calamiteux, avec une perte d'une cave environ, j'ai réussi à retrouver une assise et une confiance en mon jeu qui m'ont permis de finir la journée dans le vert. Pas de mains extraordinaires, si ce n'est un carré d'as qui me rapporte 2$, donc rien (oui, je sais, je suis un pénible). Par contre, passé le temps d'adaptation que me demandait mon état vu a session de la veille (à travers laquelle je m'étais rendu compte de mon niveau déplorable), j'ai pu éviter quelques erreurs commises précédemment, comme l'atteste cette main:



A peu de chose près, c'est les mêmes conditions que la main expliquée dans mon précédent billet. Pocket Ten en début de position, relance, call, surrelance dans les blinds. A mon tour de parler. Premier réflexe, je calle, je fais du set mining. Puis non, je me souviens de ce coup, la veille, qui m'avait entraîné en tilt, même si j'aurais pu (beaucoup) mieux le jouer. Je ne m'inquiète pas du premier call. Que peut avoir le blind? Le hand range d'une surrelance à ces limites et dans ces conditions peut être assez large. Toutefois, le joueur, à jeu à ce moment-là (- 0,2$), présente un profil assez typé: 27/33, sur un échantillon relativement faible (30 mains). Un LAG qui n'a pas besoin de AA pour surrelancer ici, mais qui a tout de même certainement une bonne main qui peut se situer dans la fourchette AQ+ et 99+. Donc, campé sur mes bonnes résolutions de la veille, je re-reraise, pour l'isoler et jouer au mieux un flip. De plus, vu l'état de mon stack, le coup se terminera, en cas de call, sur un allin de ma part sur any flop. Si je tombe sur une plus haute pocket, il me reste 1 chance sur 8 de faire mon brelan et, après tout, that's poker!
Le roi au flop ne me convient pas, mon adversaire checke, j'envoie la boîte... La suite, vous la connaissez.

Après coup, je me demande quand même si, avec 60bb, il n'aurait pas été plus profitable pour moi, du moment que je décide de surrelancer et de me committer définitivement dans le pot, de pusher tapis preflop... Votre avis m'intéresse.

Cette main est l'illustration, pour moi, de l'utilité de tenir un blog. La réflexion de la veille m'a permis de mieux jouer ce coup-ci.

Dire que je commençais presque à douter.

Enfin, demain est un autre jour.

28 décembre 2008

Sessionus Horribilis

J'ai repris le cash game, début décembre, avec pour objectif de me monter une bankroll à partir de 50$ de dépôt. Donc voilà, direction PartyPoker, 50$ de moins sur la visa et une discipline et un mental d'acier (je ferai un pointage sur les progrès -ou non- de ma BR dans un prochain post qui fera le bilan de ces derniers mois). Mais ça, ce n'est pas le but de ce billet. Donc, aujourd'hui, ne sortant pas et ayant abandonné en cours le film "Poseidon" (que je ne conseille pas), je me lance deux tables en NL25 short handed et... réalise ma pire session depuis longtemps. Une quarantaine de mains sur la première table pour un déficit de deux caves et une perte de 9$ sur l'autre (en 55 mains) avant que je ne décide d'arrêter les frais pour la journée. Rien n'est rentré durant cette heure de jeu et, je dois l'avouer, j'ai joué comme un plouc. Quelle horreur! Voici un aperçu de mon petit désastre à moi:

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Celle-là, elle me fait encore mal. Je sais que mon call contre le deuxième vilain, postflop, n'est peut-être pas le meilleur move de ma vie, mais peut--on dire que son call preflop est justifié? A moins qu'il soit devin et savait qu'il jouait un flip contre les deux joueurs? Bon, pour faire mon autocritique, il est vrai qu'au lieu de caller le all-in du shortstack, je peux surrelancer moi-même à tapis pour isoler ce dernier (bon, j'aurais tout de même perdu le coup, mais moins d'argent...).



Rien à dire sur celle-là, je me fais bai*** en ordre à cause d'une trop grands passivité et, si l'on y regarde bien, je suis perdant du début à la fin du coup, même si je le mets sur un petite pocket. Bref, donkplay. Pourquoi je calle son all-in, pourquoi?

Et le coup qui m'achève:



Bon, je suis en tilt. Jeu très agressif de mon adversaire au flop avec un tirage couleur. Mais qu'est-ce qu'il fait dans ce coup avec 63s après une surrelance?

C'est drôle, je me suis énervé tout seul dans mon coin après cette session pendant une bonne trentaine de minutes et, revoyant ces coups, me dis que je mérite la plus grande partie de ce qui m'est arrivé. Pas mal de donk play, trop de passivité, trop de tilt moves, trop de... poker!

Finalement, c'est pas si mal de tenir un blog.