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29 novembre 2010

R.I.P. Lieutenant Frank Drebin

  
Le lieutenant Frank Drebin est mort hier. Ou plutôt Leslie Nielsen est mort hier. Et comme j'adorais cet amuseur publique, hommage :









Et perso, la scène qui m'a fait le plus marrer durant la fin de mon adolescence (bon, ok, je déconne, ça me fait toujours marrer maintenant, à mort):

1 novembre 2010

J'ai besoin d'un psy

  

Tout fout le camp. J'en veux pour preuve ces deux infos qui m'ont secoué cette semaine. Premièrement, Sony a annoncé l'arrêt de la production de son mythique walkman. C'est ensuite Panasonic qui décide de mettre au placard ses platines MK2. Oui, c'est comme ça. Après le Commodore 64 et l'Amiga 500, ce sont deux autres fleurons de ma jeunesse que disparaissent aujourd'hui. C'est comme ça, mais ça me fout le blues. Il sera bientôt temps de ranger les gens comme moi. Qu'est-ce qu'on veut, les jeunes aujourd'hui préférent se palucher sur facebook en écoutant de la merde dans leur Ipod. M'enfin, faut faire avec son temps, quoi. Niveau poker, je suis en plein tilt. J'ai spew tout ce que j'avais dans mes différentes bankroll, à grands coups de SNG HU 11$ et 22$ (ou en euros sur winamax.fr). Le mal s'est développé en moi, par dose homéopathique de bad beats, comme souvent. Impossible de le stopper. Je l'ai laissé faire. Et m'envahir. Mais faut quand même qu'on m'explique des choses. 

Visiblement, les mecs qu'ont écrit des bouquins n'ont jamais joué sur un site en .FR...

24 octobre 2010

Ceci n'est pas du poker

   


Pourquoi ? Dans quel but ?

Parfois, les états d'esprit ont juste besoin d'être matérialisés. Poker, not poker, who cares ? It's just a matter of shouting out loud sometimes. Kinda poetry. I think.
    

2 octobre 2010

De pokeribus

   
[C'est marrant, je suis pas venu depuis longtemps et le seul truc qui me vienne à l'esprit est de lâcher mon humeur contestataire...]

Quinte runner-runner, set contre overset à la rivière, flush miracle, gutshot qui touche.

Tu connais tout ça, hein ? Ben, c'est arrivé à un pote à moi aussi. Pas de bol. But that's poker, comme ils disent. En plus, c'est le mois d'octobre, l'automne et son blues terreux qui fait que DR Spades se pète la gueule, en tilt (d'ailleurs, j'aimerais bien, moi aussi, m'appeler "docteur", ça le fait pas mal). En général, quand on se remémore cette phrase ("that's poker"), c'est que les choses vont mal. Ou qu'on est résigné. Peut-être qu'on a joué comme une pive, pas grave, that's poker. Causalité externe. Bras qui tombent. Fatalisme. C'est pas de ma faute, c'est tous des fishes, ils chattent. Mouais, pourquoi pas...

 
On vous l'avait peut-être pas dit, mais le poker, c'est un jeu de merde. Impossible à maîtriser. Sa part de chance fait que des donks gagneront toujours plus que vous. Oui, oui, c'est prouvé. Mais bon, faut entretenir l'éco-système, alors il faut bien que les fishes se gavent de temps en temps. En MTT, la variance est telle qu'il est possible que vous n'en remporteriez jamais un sur des fields de 500+ joueurs. Si on prend l'exemple cité dans l'excellente chronique de kipik sur la variance, il est tout à fait possible de toujours merder à la bulle de l'ITM, ou de la tf, en perdant un coup pour lequel on est donné favori preflop. 

Mais parce qu'il est toujours possible que l'on gagne ces coups, on joue encore. 

Depuis Moneymaker, le poker est une usine à rêve qui marche plutôt bien. Même des joueurs médiocres en ont fait leur gagne-pain d'une manière ou d'une autre, c'est dire ! Le poker, pour en revenir à nos quintes runner-runner, c'est surtout de la frustration. Quand t'es en tilt et que tu te brokes, c'est souvent de ta faute et il faut savoir dealer avec ça. Certains, d'ailleurs te donnent des conseils psychologiques. Cool. Mais, même si Buddha pourrait être un nosebleed (très bon titre, monsieur), y a pas de quoi en faire une tartine, ou de s'extasier comme une minette prépubère devant cette crevette de Justin Bieber. Je préfère de loin Patrick Jane. Ou Gregory House (bon, c'est pas forcément vrai, parce que celui que je préfère, c'est Iron Man... euh...mmhh... non... Spiderman, plutôt... attends... non...). Bref, la gestion de la frustration apparaît comme une qualité indéniable chez tout joueur de poker qui veut durer un peu. Mais c'est pas donné à tout le monde. Alors, tu vas courir, ou soulever de la fonte, ou fumer un tarpé, ou aller aux putes, ou je ne sais quoi encore (évite la roulette russe, c'est EV-; si, si je te jure...) pour te redonner le moral. Pour recommencer de plus belle. Parce que tu es sûr que t'es meilleur que les autres. Ben ouais, c'est vrai quoi, un jour on te la donnera, ton heure de gloire.

Le poker, c'est un jeu de merde. C'est comme ça. Note, ça n'empêche pas qu'on l'aime, non. Pour diverses raisons : le défi stratégique, l'adrénaline, le pognon, que sais-je? Mais ça reste une source de pétage de plomb et de réclusion sociale (tu comprends toi, les mecs des forums quand ils parlent entre eux en pokero-anglo-français ? Même Live Poker a cru bon de faire une rubrique traduction, si ça, c'est pas une preuve...). Le poker, on aime ou on aime pas. Et quand on aime, on est mal.

Mais, vu que y aura toujours des pinces à table, l'espoir est permis. 

Un jour, je l'aurai, oh oui, je l'aurai.

Le week-end dernier, je suis allé aux France Poker Series de Divonne, faire le coverage pour slowrolled.

Et des pives, j'en ai vues.

2 septembre 2010

J'aurais pu...

    
Ça faisait un p'tit moment, hein ? Ouais, je sais. Le problème, c'est que je savais pas trop quoi écrire. Ni raconter. Ça peut arriver, rien de grave. Au début, je me suis dit : "Ah, je vais raconter un ou l'autre de mes tournois online, avec des analyses de mains, des boards de ouf et des retournements de situation incroyables!", puis je me suis dit que non, que ça valait pas la peine, que, de toute façon, la blogosphère regorgeait d'articles de ce genre et que ça a jamais vraiment été mon truc. Alors, je me suis dit que je pourrais pondre un pamphlet relatant mes états d'âme. Que je déteste ce jeu plus d'une fois sur deux. Et que je l'adore le reste du temps (surtout quand on mec me boîte avec 72s pour une couleur, alors que j'ai flush max (oui, oui, ça arrive encore, live la semaine dernière) ), mais non, pas intéressant. Ou trop. À voir. Mais j'ai vraiment cru tenir l'idée du siècle quand je me suis convaincu à vous parler d'un truc dont je n'ai pas beaucoup causé dans ces lignes, ici. Ce truc, c'est slowrolled.com, le site que j'ai créé il y a quatre mois de ça et qui marche plutôt bien, malgré l'interdiction de jouer au poker en live qui frappe mon pays. J'aurais écrit qu'on a dû réagir, se diversifier, que je peux compter sur un collaborateur très précieux, Frux, qui n'hésite pas à payer de sa personne pour le bien du mag' lors de coverages à l'étranger (il est d'ailleurs à Cannes pour la finale du PPT, à suivre sur slowrolled, bien sûr). J'aurais pu dire que je suis assez fier de mon travail sur ce coup, même s'il reste énormément de choses à retravailler, à changer. J'aurais pu vous dire que l'aventure est géante, mais qu'elle ne rapporte rien et que le bénévolat montre de temps en temps ses limites. Mais non et re-non, pas vraiment le coeur à ça. J'aurais pu encore vous proposer un aperçu des activités récentes du web, avec une n-ième louange au blog de Benjo (que je n'ai de cesse à d'encenser...), une vidéo super poilante de publicité poker et les gros mots de Negreanu envers Duke. J'aurais pu. Dire que Kipik a pondu un article de premier plan sur la variance pour PokerNews (ce mec est parfois un génie; faut juste être régul' maintenant) et qu'il possède toujours un des premiers blog francophones à mon sens. J'aurais pu encore vous narrer mon parcours sur ces putains de steps pokerstars où, après avoir accumulé des tickets, je me prends bulle sur bulle de tickets supérieurs, pour ensuite tilter et balancer tout ce qui me restait en shove preflop. Mouais, ça, en fait, j'aurais peut-être pas pu.

J'aurais pu dire et faire tout ça, mais à la place, je vais vous dire que la saison 6 de Dr. House est top, que la nouvelle production Spielberg-Hanks, The Pacific, est magnifique. Et que j'ai terminé la meilleure lecture que j'ai fait depuis 10 ans. Au moins.



Le livre sans nom
envoyé par sonatine-editions. - Découvrez plus de vidéos créatives.

25 juillet 2010

Uniikki

    
C'est l'été, on s'emmerde un peu à fondre au soleil, les choses tournent au ralenti, mais heureusement, en fouillant le web, on trouve des trucs plutôt rafraîchissant parfois. Je vous propose un p'tit voyage en Finlande, à la découverte de leurs rappers. Ben ouais, y a aussi des rappers en Finlande, qu'est-ce que vous croyez ? En fait, les Finlandais, ils sont comme les autres dans leurs clips, belles bagnoles, eazy girlz, bling-bling, gros bras et marcels... Sauf qu'ils sont tous tout Blancs. Ben ouais. Bref, ce clip, du groupe Pojat On Poikii le voilà :




Vous avez saisi le rapport au poker ? En même temps, c'était pas super dur, c'est écrit en gros sur l'écran au début du clip. Pas vu? Bon, y a un guest dans cette vidée et ce n'est autre que Ziigmund, aka Ilari Sahamies, un des plus grands gagnants en cash games high stakes online. Et comme si ça suffisait pas, hop, on fait vite un petit clip avec des potes. Il se fait pas chier, le Ilari, surtout que c'est pas le dernier pour faire la teuf'... Tellement que, cette année, il a séché les WSOP pour participer, je cite, à toutes les "summer parties" de son pays et visiter le plus grand strip club de Jo'burg, pendant la finale de la coupe du monde de football.

Et toi, ça te dirait d'être plus que gagnant en high stakes et de faire le balla dans des clips avec tes potes?

[edit : un petit screen avec le nom du sponsor de Ziigmund quand même. Ouais, parce qu'il s'est donné beaucoup de peine pour avoir une visibilité optimale dans le clip : ]



10 mars 2010

on rit, on pleure et on rit

  
Voilà, voilà, j'arrive.

Pas de thème particulier pour ce billet, juste un grand fourre-tout de ce qui a occupé mon esprit ces derniers jours. Premièrement, pour revenir sur mon dernier post, qui a d'ailleurs beaucoup fait rire raulvolfoni, et un peu moins theglide, je tiens à préciser que mon intention n'a jamais été de me moquer de Pascal Perrault. Un mec qui affiche 1'600'000 dollars de gains en live mérite tout le respect du monde (ça fait quand même et grosso modo 1'590'000 $ de plus que moi), comme l'ont noté Stefal et Rincevent. Non, c'est juste qu'il y a deux trucs hyper drôles dans cette vidéo. Le premier, comme je l'ai dit dans un commentaire du billet en question, c'est que Perrault ne sait pas raconter. La narration est un talent comme un autre et il ne le possède pas; rien de dramatique là-dedans et sur ce point, on n'y peut rien, c'est drôle et pis c'est tout. Le deuxième, bah, c'est le look du pote à Fougeron. Rien de nouveau cependant, Perrault étant un coutumier du fait.

C'est ma période "bulle" en MTT et SNG. Y a des moments comme ça, où tu pètes toujours à la bulle, ou juste avant. Moi, je fais bulle en perdant des 70/30 sur les cinq derniers MTT/SNG, dont un magnifique AQ vs AJ, avec un vilain qui dit dans le chat qu'il a jeté AJ. le flop est sans appel: JxJ... Bref, on en a vu d'autres. Je suis très fier par contre d'une de mes petites perf' du début de semaine. Je finis 2è/72 d'un tournoi de HORSE. Certes, le buy-in n'était que de 11$ (gain de 166$), mais d'avoir deep run dans une épreuve aussi spéciale me remplit de joie (même si j'ai pas sauté au plafond, faut pas déconner non plus). Je me suis fait dessexé en head's up, en Omaha8, bien qu'ayant abordé le duel final largement chipleader. Par contre, je me suis trouvé plein d'affinités avec le RAZZ; peut-être à cause du côté loser de la chose (ben ouais, il faut faire la plus petite main possible. Et ça, je sais comment m'y prendre..). À retenter d'urgence, donc.

Je terminerai ce billet par deux petites news qui me font particulièrement plaisir. De un, je tiens à féliciter de tout coeur Stefal, qui a remporté un tournoi qualificatif pour l'Irish Open (package d'une valeur de 8000$). Étant donné que c'est sa première victoire depuis 1976, personne plus que lui ne méritait une telle victoire. Bravo, very good game, Monsieur! De deux, à un niveau plus régional, je me congratule de la victoire de mon équipe de hockey (un truc de brutes sanguinaires) préférée sur celle de Lesage, hier soir. 0-1 dans la série, sauras-tu te relever Genevois? Voilà, comme vous pouvez le constater, étant des êtres doués d'une grande capacité d'analyse, pas grand chose de neuf dans mon quotidien. Mais demain est un autre jour...


À méditer pour la suite: To win at poker, you have to be very good at losing.

PS: je me suis maté ça hier soir, du grand, du très grand:




26 février 2010

Poker, etc.


Pendant que je vous concocte deux petits billets, l'un pour terminer mon didacticiel sur les parties live, l'autre pour vous faire découvrir le paysage pokerien suisse notamment à la demande de Fred-, j'ai décidé de m'arrêter en cours de route pour vous parler de tout et un peu de rien. Et forcément de poker.J'ai reçu, enfin, "Power Poker", de Negreanu. Je vais en commencer la lecture aussitôt ce billet terminé. Je me réjouis vraiment de prendre connaissance de ce que le grand Daniel a à nous confier. J'ai lu énormément d'ouvrages sur le sujet, et je dois dire que j'attends beaucoup de ce bouquin-là, peut-être un peu trop d'ailleurs, même si les arcanes du "small ball" me fascinent. Je veux être dans le secret.Quoi qu'il en soit, les discussions vont certainement se faire passionnantes, notamment sur le blog de Rincevent, qui a lancé, il y a quelques jours, un fil sur le sujet.

Sinon, je me suis acheté ça dernièrement:


Un grand classique, certainement, pour tous les fans de rock. Et un immense plaisir à l'écoute. Je ne cours pas après les groupes de cette période-là. Il n'y a que les Stones que j'écoute volontiers et c'est un peu tout (j'oubliais Led Zep', sacrilège).

J'ai aussi lu ça: 

 

Un peu la baffe, tellement ce bouquin reprend des concepts essentiels à mes yeux: la déshumanisation des relations, la société hyper-consumériste qui oublie ce dont elle est faite et des gens qui ne pensent plus par eux-mêmes, qui ont oublié... Le devoir de mémoire comme raison de vivre. Pour situer, l'histoire relate la vie d'un pompier dont le métier consiste à brûler les livres. En effet, ceux-ci sont interdits et toute personne en possédant peut se faire dénoncer et voir sa maison détruite par les flammes... Rien à dire de plus, à lire.

Au rayon "divers", beaucoup de plaisir à avoir écouté la radio club-poker, avec Fred et Nicolas Dervaux en invités. Assurément atypique, Dervaux n'en est pas moins un personnage très attachant et assez fascinant à écouter parler. Il y a du vécu et de l'authenticité chez ce mec. +1. À suivre également sur la planète poker, un petit débat à la con sur le Suisse qui a remporté le Super Sunday Million et un joli sondage chez Eiffel...

7 janvier 2010

Encore

Un peu absent ces derniers temps, tout simplement parce que j'ai repris de bonnes vieilles habitudes... Je déménage, pour la troisième fois en moins de douze mois (quand même) ! Pas encore de connection internet dans mon nouveau chez moi, il vous faudra donc patienter avant d'à nouveau vous faire inonder de messages !

À tous, une très bonne année 2010 ! Que les bad beats se fassent rares.

23 décembre 2009

it's not gonna be easy, folks.

Quelques nouvelles de FL avant de passer aux choses plus sérieuses. Ces derniers jours ont été fastes, en tout cas par moments. Ma BR a progressé et j'ai pu joué plusieurs centaines de mains en FL600 et même tenté un shot en FL1000. Ce dernier m'a offert deux très beaux bad beats [dont un magnifique AK vs AT sur board KxxQJ qui m'a coûté bonbon] m'obligeant, selon mes règles, à redescendre en FL600. Le limit offre vraiment des sensations nouvelles, auxquelles il faut se faire. En même temps, ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude de tilter... À l'heure où j'écris ces lignes, je suis en pleine session et ma BR affiche un solde de 342$, suffisant pour suivre ma route en FL600. Espérons que ça tienne.

Mais le vrai but de mon passage ici n'est pas le poker. Il est en effet temps pour moi, en cette période de fin d'année, de vous présenter mes voeux. Sacrifiant à la coutume, je vous souhaite, chers lecteurs, le meilleur pour l'année qui se profile à l'horizon. Jeunes, vieux, riches, pauvres, Suisses, Français, Belges, sharks et fishes, j'espère que vous atteindrez vos objectifs, que les jours noirs se feront rares. Mais surtout, n'oubliez pas que ce satané poker n'est qu'un jeu (même si parfois on a l'impression d'y jouer sa vie), et que ce qui compte vraiment est ailleurs. Nous ne sommes pas vraiment en train de vivre la meilleure époque pour les valeurs morales, mais, en fin de compte, c'est tout ce qui nous restera. Je vous souhaite de prendre soin de votre famille, de vos amis, d'écouter ce qui se passe autour de vous et d'agir avec votre coeur, dans la mesure du possible. D'agir avec respect, honneur et sens moral, de suivre vos opinions sans prostituer votre âme.

Tout un programme.

À mes lecteurs, merci.

PS: un petit bonus en forme de screen de FL200. Putain de rivière.




PS': voilà à quoi j'ai occupé ma journée d'hier... Deuxième partie de mon action caritative.


9 décembre 2009

poker et football (2)

-la suite de cet article plein d'ironie des excellents Cahiers du Football-

Check
Syndrome Ligue 1. Ne pas attaquer, ne pas prendre de risque et attendre de pouvoir contre-attaquer si l'adversaire se découvre.

Check/raise
L'adversaire à osé rentrer à cinq dans votre moitié de terrain. Le punir d'une contre-attaque (voir reraise).

Overbet
Treize millions pour Karim Ziani.

Stack
Nombre de points en championnat.

All-in
Faire rentrer trois attaquants quand on est mené et qu'il reste dix minutes à jouer (cf. Albert Emon).

Limper
Se contenter de suivre une action sans attaquer (cf. Gregory Bourillon).

Fish
Pigeon qui va se faire plumer. Le gars qui a pris l'abonnement Orange.

Tough player
Nancy. Solide mais pas drôle à jouer ni à regarder.

Pocket pair
Une doublette de rêve Chamakh-Cavenaghi. Beaucoup de gens ne savent pas les jouer.


Set, trips, three of a kind
Un brelan. Ben Arfa, Niang, Koné. Ça marche en général très bien et quand ça perd, on est fou de rage.

Drawing dead
Quel que soit le tirage, vous êtes mort. Lyon avant le tirage au sort des huitièmes de finale de Ligue des champions.

Snap Call
Jouer sans réfléchir. Mathieu Valbuena.

Rush
Bonne série de coups qui s'enchaînent. Le Stade rennais pendant la moitié de la saison.

Down swing
Chute brutale des bénéfices. Le Stade rennais pendant l'autre moitié de la saison.

Freeroll
Tournoi sans mise préalable qui permet de gagner un peu d'argent. En théorie seul le premier en gagne vraiment. La Coupe de France.

Bounty
Une prime sur la tête d'un joueur qui vaut des points même en cas de défaite, l'objectif est de le sortir. Van Bommel au marquage de Messi.

Chip race
En tournoi, opération par laquelle on remplace les jetons de petite valeur devenus inutiles par des jetons de valeur supérieure. Mercato des clubs anglais.

Commited
Avoir engagé tellement de jetons dans un coup qu'on est obligé d'aller au bout et de mettre tout le reste. Ben Arfa dribble trois adversaires, se retrouve seul au sein de la défense adverse, et doit continuer à dribbler. Ces coups se terminent mal, en général.

Joueur sponsorisé
Joueur talentueux qui, à force de travail, se fait remarquer par une grosse écurie et signe un contrat juteux. Il peut alors relâcher tous ses efforts. Recrue de l'OM.

Under the gun
C’est le premier à parler, mais il gagnerait à se taire vu sa position. Arsène Wenger.

Garbage
Une main injouable. Retourner ses cartes et voir Everton-Souza.

Blinds / Surblinds
Les deux joueurs situés à droite du donneur. Ils ont investi plus d'argent que les autres dans le coup mais ne savent généralement pas trop quoi en faire. Tout le monde veut les taper à la première occasion et tout finit généralement mal pour eux. Marseille, PSG.

Runner runner
Non, ce n’est pas Bernard Mendy. Revenir de loin grâce à deux cartes miraculeuses au dernier moment. France-RFA 1982.

Pot control
Profiter de sa position pour neutraliser le jeu. Bordeaux version Ricardo.

Button / dealer
En position idéale, il est le mieux placé pour remporter le coup. On a l’impression qu’il nous vole de quelque chose. Tout le monde le regarde de travers quand il bouge, mais tout le monde voudrait sa place. Lyon.

Jouer on tilt
Être fou de rage après avoir perdu un coup qu'on pensait gagner. Cyril Rool.

Slow Play
Ne pas trop montrer sa force pendant le match, et attendre les derniers instants pour obtenir un penalty transformé par Bernard Mendy.

Cash in
Le montant qu'on décide de miser. François Pinault mise 21 millions d'euros sur Severino Lucas.

Cash out
Le montant qu'on retire. François Pinault laisse Severino Lucas partir libre au FC Tokyo.

Être In the Money
Faire partie des joueurs qui retireront de l'argent d'un tournoi. Les clubs anglais.

Payer cher son tirage
Devoir mettre beaucoup d'argent pour obtenir un résultat incertain lors d'un gros coup. Recruter Luyindula à douze millions d'euros pour remplacer Didier Drogba afin de jouer la Ligue des champions.

Bad beat
Une passe en retrait de Camara à Landreau


Gros bad beat
En heads-up d'un tournoi multitables télévisé, c'est votre heure de gloire, cela fait des années que vous attendez un titre majeur. La partie est bien gérée, solide, vous jouez mieux que votre adversaire, la victoire ne peut pas vous échapper... et vous vous prenez une frappe de trente mètres de Vikash Dhorasso.

Broke
Ne plus rien avoir à miser. Relégation par la DNCG.

Donkey
Participant croyant à tort avoir toujours un bon jeu et qui est rapidement le premier à sortir. Le RC Strasbourg.

Article reproduit avec l'autorisation de la rédaction des Cahiers du Football;  
Tous droits de reproduction sont soumis à autorisation préalable cette dernière. 2009, Les Cahiers du Football, tous droits réservés.

3 décembre 2009

Poker et football (1)

Au détour de mes voyages sur le net, je suis tombé dernièrement sur un article des excellentissimes cahiers du football (webzine dont l'ironie et l'humour frisent parfois le génie) faisant le parallèle entre notre jeu préféré et le leur. Le ballon rond étant également une de mes passions, je n'ai pas hésité à contacter la rédaction des cahiers afin d'obtenir l'autorisation de reproduire leurs quelques lignes sur mon blog. 


À consommer sans modération, en guise de bonus de Noël.


Poker et football (1)


Cash game
Tournoi qui permet à toute personne ayant perdu son tapis de "recaver", c'est-à-dire remettre de l'argent tant qu'il en a. Pour un débutant, c'est le risque de perdre beaucoup d'argent. Robert Louis-Dreyfus  a joué le plus long cash game de l'histoire, de 1997 à 2003, sans jamais gagner une partie.

Cave
Montant que l’on mise en espérant gagner au début d'un cash game. Recruter Nicolas Anelka, Peter Luccin et Stephane Dalmat pour plus de 40 millions d'euros afin de reconstruire une équipe.

Recave
Montant que l'on remise après avoir perdu. Recruter Vampeta, Hugo Leal et Martin Cardetti.

Sit’n'go
Méthode de l'OM en Coupe de la Ligue. Je viens, et je repars très vite.

MTT
Tournoi multitables. Coupe avec système de poules.

STT
Tournoi à table unique. Coupe de la Ligue.

Deep stack tournament
Tournoi où la structure est pensée pour permettre de longues heures, voire jours de jeu avant que les participants finissent par être éliminés. France-Roumanie.

Add-on
C'est une recave, mais on n'est pas obligé d'avoir perdu pour racheter des jetons. Recruter Boumsong au mercato est un add-on.

Payout
Montant de la redistribution des droits TV.

Satellite
Tournoi mineur dont les vainqueurs sont invités à jouer un tournoi à plus gros enjeu. Intertoto.

No-limit
Pas de limites pour les transferts. Le Real Madrid.

Pot-limit
Montant des transferts limités par la DNCG.

Limit
Obligation de recruter Jemmali, Moreira et Vitakic pour jouer.

Heads up
Le tête-à-tête qui clôt immanquablement un tournoi. Une finale au stade de France.

Preflop, flop, turn, river
Tour préliminaire, phase de poule, demi-finale, finale.

Bet
Poser des jetons sur la table pour montrer / faire croire qu'on a du jeu. Miser sur un attaquant brésilien venu d'Ukraine.

Call
Mettre autant de jetons que l'adversaire parce qu'on pense avoir un meilleur jeu que lui. 2,5 millions pour Everton? Payé!

Overcall
Faire un call quand quelqu’un a déjà fait un call. Quand Marseille propose le même contrat à Hoarau alors qu'il a déjà accepté de signer au PSG.

Raise
Une attaque.

Reraise
Une contre-attaque.

Outs
Nombre de cartes parmi celles restant à tirer qui me donnent un bon jeu. En foot, combien de chances qu'il y ait quelqu'un à la retombée du ballon sur un centre.

Odds
Probabilités. Doit aider à prendre une décision. Par exemple, en fonction de la distance, du gardien et du nombre de défenseurs entre lui et le but, calculer si David Bellion doit frapper ou la passer à Cavenaghi.

Pot
Les trois points.

Steal
Tenter de voler le pot par un bluff. Titulariser Samassa, par exemple.

Bluff
Une feinte de passe de Ben Arfa.

Fold
Attendre le prochain tour en espérant avoir plus de chances de gagner. La tactique de Paul Le Guen à Stuttgart.

Article reproduit avec l'autorisation de la rédaction des Cahiers du Football;  
Tous droits de reproduction sont soumis à autorisation préalable cette dernière. 2009, Les Cahiers du Football, tous droits réservés.