11 août 2008

disorder


Y a quand même des tarés... Ci-dessus, les mots-clés de recherche qui ont conduit à mon blog. En tant que fervent défenseur des ânes, je ne peux que m'offusquer.
Autrement? ça va... je suis broke. Fini, nada, que dalle. Plus rien, que de la poussière sur mon compte, de celle qui pique les yeux et vous arrache une larme.

10 août 2008

Triche Online

A : "Damn' I can't win a coinflip!"
B: "Normal, you're on XXXX..."

ou

C: "J'ai sauté à la bulle de ce tournoi où, par deux fois, je trouve des As en face de mes rois. Le site est truqué!"

ou encore

D:"Au début, je gagnais pas mal, mais maintenant je perds, invariablement. C'est clair que c'est ces pourri de *******, ils te font gagner au début et ensuite te prennent tout ton fric."

C'est phrases, très courantes, seront pour moi l'occasion aujourd'hui de faire un peu de psychologie appliquée. Au poker, comme dans tous les domaines de la vie, une des attitude les plus auto-destructrices résident dans le concept de "déni de la réalité".
Le déni de la réalité consiste à évaluer cette dernière de manière hautement subjective, par exemple en mettant hors de cause nos actions, et ne considérant que les actions de tiers. Il n'est pas rare d'entendre le joueur de poker se plaindre de bad beats, d'adversaires "trop loose", de se croire soumis à des cycles de chance ou de malchance. Il est beaucoup plus facile de pointer le doigt sur des causes externes à nos échecs, que de réaliser une véritable auto-évaluation, et ainsi de dessiner le profil du vrai coupable: le joueur lui-même!
Le lien entre cet état de fait et celui de croire que les rooms online sont truquées est rapidement tissé, et il est impossible pour l'individu d'entendre des arguments concrets durs:
- les rooms respectent les probabilités: un événement improbable peut quand même se produire (hé oui!);
- Ce n'est pas parce que tu te prends 3 1-outer dans la même session que les probabilités, et par là-même les mathématiques, ne sont pas fiables et que le logiciel de la room est corrompu;
- la mémoire sélective ne retient que ce qui est improbable (qui se souvient d'un AK qui gagne au flop sur A-8-2 ?);
- Si un joueur perd subitement et répétitivement, c'est certainement qu'il ne joue pas son meilleur poker, ou qu'il joue des parties trop difficiles pour son niveau;
- Certes, il y a eu les cas AP et UB, mais une room n'a aucun intérêt à faire gagner un joueur en particulier: elle gagne son argent sur le rake, et c'est tout...
- etc, etc...
Le discours de joueurs convaincus de la triche de certaines roomes online devient carrément indigeste. Hermétiques aux arguments, ceux-ci continuent sans cesse d'accuser sans preuve et... de s'asseoir encore et encore autour des tables.

La suite dans un autre épisode...



image: là! Un dealer digitale qui triche!


31 juillet 2008

cocktail

Il est l'heure du bilan de juillet. Autant le dire tout de suite, ce mois a été moins prolifique que le précédent et ma BR en a un peu souffert. Mais avant les longs discours, les chiffres:

- 31 MTT (dont 1 en H.O.R.S.E et 1 en Limit): 2 ITM ; - 42.86$
- 36 sessions de CG (dont 1 en NL200 et 1 en H.O.R.S.E micro) : -29.37$
- 25 sit'n go : 5 ITM ; -44.19$

Ce qui nous fait un résultat brillant de : - 116.42$ !!

Les points positifs (ils sont pas nombreux) : Tout d'abord, j'ai joué plus que le mois précédent, et je suis tout de même en positif en CG NL50 SH, ce qui est ma "spécialité", même si j'aspire à monter de limite sous peu ( + 71.25$ en 23 sessions). J'arrive également peu à peu à dessiner mon profil, sur les types de jeu et d'enjeu avec lesquels je suis à l'aise. Je sais par exemple que je vais laisser tomber les sit'n go turbo, qui m'ont été fatals.

Les points négatifs : tout le reste. Les one shots en limite supérieur, les parties en micro limit pour jouer comme un taré, les tilts ravageurs qui me font me rasseoir à une table tout en sachant pertinemment que je ne devrais pas jouer. Bref, moi. Je dois admettre que j'ai un gros problème de gestion des émotions et il faut que je travaille dessus, pas facile... Ah, et il y a plein de sessions où j'ai mal joué, voir très mal. Si je perds de l'argent ce mois-ci, c'est avant tout de ma faute. Sans aucun doute.

Une pensée me vient à l'heure de te quitter, cher lecteur: dois-je me plaindre des bad runs? Difficile de répondre, tant cette notion est subjective. Allez, je laisse ça de côté, pour l'instant...

26 juillet 2008

bestiale fuck

C'est grâce à ces mots clés qu'un utilsateur de Google s'est retrouvé -à son grand désarroi, j'imagine- sur mon blog. Consultant les statistiques de fréquentation du blog, je me suis aperçu qu'il existait une fonction permettant de découvrir les mots-clés que les utilisateurs de Google avait tapé dans la barre de recherche avant d'obtenir mon blog en résultat...
Alors voilà, cher amateur de"bestiale fuck", j'espère ne pas t'avoir trop déçu... Tu t'attendais certainement à autre chose que des cartes, des cotes et des dollars...

(c'est marrant, ça me fait penser à Pascal Loup qui avait intitulé un article -sauf erreur de ma part- la déchatte (ou la chatte) d'Isabelle Mercier, ce qui lui avait valu quelques visites inopportunes.)

25 juillet 2008

Fried chicken and coffee

Ah, lecteur, tu le sais. La fin du mois approche, tu auras droit à des statistiques sur toutes les sessions auxquelles j'ai participé durant les 31 derniers jours. Programme alléchant, n'est-ce pas? En avant-goût, je vais te donner quelques indices: j'ai joué plus qu'en juin, et ce faisant, ai pu mettre le doigt sur certaines de mes faiblesses, sachant maintenant les types de parties que je dois éviter et ceux où je possède un petit edge (hé oui, même les nouilles ont parfois un edge).
Mais revenons au sujet de ce post, qui n'est pas nos moutons, mais les chips. Il a été publié dernièrement les résultats d'une expérience scientifique canadienne qui montre que plus l'humain est tendu, stressé, plus il a besoin de compenser en grignotant très fréquemment de petites choses. Typiquement le genre de comportement que l'on a au cinéma devant un polar ou un thriller, quand l'on s'enfile des tonnes de popcorn ou de cacahuètes.
Du coup, en jouant devant l'écran, c'est les chips nature qui ont ma préférence. Et j'en mange! Faut dire aussi que je suis très très stressé quand je joue. Le problème est que les chips sont salées, trop, grasses, trop, calorifiques, trop. C'est pourquoi il faut que je fasse du sport. Mais pas facile de faire son jogging à 4 heures du mat', à la fin d'une session où un ultime bad beat m'a éjecté...
Mais qui oserait affirmer que le poker n'est pas un sport?