3 mars 2010

Monster Bluff



More fish


Halte-là; stop! C'est la minute "culture poker". Juste pour vous parler d'une chanson qui, pour une fois, ne prend pas le poker pour simple alibi. Sortie en 2006, elle est l'oeuvre de Ghostface Killah, rappeur membre du Wu-Tang Clan, et décrit deux parties de poker, entrecoupées d'extraits audio du film "Les Joueurs" ("Rounders") qui reste comme le seul long métrage potable sur le sujet. Pokerface, à ne pas confondre avec le tube de Lady Gaga, se trouve sur un album au titre très évocateur de l'attirance que peut éprouver le rappeur pour notre jeu favori: "More Fish". Il n'existe malheureusement pas de clip de cette chanson, mais en voici tout de même les paroles, ainsi qu'un lien youtube pour pouvoir l'écouter:


"Pokerface"
(feat. Shawn Wigs)

[Intro]
This is why the World Series of Poker
Is decided over a no limit poker tournament
Players, pro's even, can't handle the pressure of the game
They consider no limit the only pure game left

[Chorus: Ghostface Killah]
We gotta know how to play your cards, have a mean poker face
And know an ace deuce can take out your pocket broads
This is no limit hold 'em, you gotta know when to fold 'em
If you plan on, staying on top
You can't lose, what you don't push into the pot
You can't make much either, if you a believer of luck
Go all in, if you're feeling your cards, deep in your gut

[Shawn Wigs]
It was a late Saturday night, big chips, we had a lotta
Theodore performed at the Plush Brigatta
It was an hour in, big chip leader of the game
Caught pocket jacks and flopped two more of the same
Looking at quads, waiting for someone to bluff
So I checked til someone said "I had enough"
I'm raising a thousand, son I pay to see the river
Caught an ace and his face, was a straight up giver
He had three now, must of caught two in the hole
A full boat, I'm about to sink ship, tell him to fold
He laughs, raises his fifty g's, please I need chip count
The pit boss, swear I flip over, you gon' flip out
I'm all in, here to win, I rep Staten Island
He called it, I showed four jacks, he started wilding

[Interlude:]
This son of bitch..
All night, he set me up, he check, check, he trapped me!

[Chorus]

[Shawn Wigs]
It was a cash game, 100/200 dollar table
Me and Johnny Mack sitting, God willing and able
July 23rd and 4th, the lions is out
It's the month of the Leo, we gon' win with no doubt
Bunch of high rollers, laughing like he know we're low in the amateurs
I buy him for the macks, twenty G's, I'mma damage ya
Couple of chuckles, broken glasses, all tinted
I'mma put ya'll all on tilt, give me a minute
So I check raise 'em, bluff 'em, ain't showing my cards
Two four off two, ya'll ain't no superstars
I should of been at the table, World Series of Poker
I'm up 80 G's already, ya'll a bunch of jokers
Now they all on tilt, raising, I call 'em all in
With pocket three's, for 80 G's, I'm ready to fall in
Flop two aces, caught my three on fourth street
A four hundred thousand dollar pot boy, life's sweet

[Chorus]

[Outro]
He beat me.. straight up
Pay him, pay Shawn Wigs his money 



 Bel effort, isn't it?

1 mars 2010

Oui, mais...


Content, mais gros sur la patate. Voilà le paradoxe qui m'anime ces derniers jours. La semaine qui vient de s'achever fut également tout en nuances. Il faut dire que mon jeu subit de profonds changements ces temps; j'ai l'impression d'entrer dans une autre dimension, même s'il y a toujours des moments, au sein d'une même session, où mes points faibles ressurgissent. J'ai longtemps -et le suis encore- été considéré comme un joueur tag, comme une vraie serrure et j'ai cherché à varier mon jeu. Cela s'est fait pas étape, bien sûr, -et c'est loin d'être fini-, et le processus de mutation -tout joueur a connu ça, je pense- me "travaille" beaucoup. Je cherche ce qui ne va pas, essaie de l'améliorer, puis passe à la chose suivante. Souvent, les premières étapes sont à refaire et j'ai l'impression de ne pas avoir avancé, mais globalement, je suis assez satisfait d'avoir entrepris ce gargantuesque chantier.

Au niveau tournoi, sur les sept derniers jours, j'ai gagné un sit'n go live, pour 500 CHF, puis, j'ai passé une journée extrêmement frustrante lors d'un tournoi, samedi. 20K de stack de départ, round de trente minutes, tout était réuni pour passer un bon moment autour des tapis verts. Malheureusement, ce fut pour moi un désert de cartes, et je n'ai dû ma survie qu'à l'arrachage culotté de plusieurs coups (dont un hero call sur board avec !!) pour finalement crever au poteau à la 16è place (7 payés). Même si mon jeu bouge, quand on n'a pas de cartes, on a beau être "créatif", ben, ça merde quand même. Online, je fais deux deep runs sur des 26$ sur FT. Une 25è place sur 2239 concurrents et une 40è sur 1012, pour un total de 200 malheureux putain de dollars. Rien à dire sur le premier, je sors avec AQ contre les KK, mais sur le deuxième, j'ai eu de la peine à dompter mon surplus d'agressivité. Je split un coup avec KK contre AK, puis suis de small blinds 4 ou 5 mains plus tard. J'ai environ 30k aux blinds 1.2/2.4/300, moyenne 65k. J'ai J4 et tout le monde fold jusqu'à moi, mon voisin de gauche possède sensiblement la même chose que moi. Et là, je décide de steal. Boîte. Payé par A8. Pas de miracle. Le braquage tourne au vinaigre et je n'irai pas plus loin alors que je me sentais bien dans cette fin de tournoi, malgré mon tapis maigrichon. Merde, pourquoi a-t-il fallu que je tente ce move à ce moment-là? 'Sais pas, m'sieur... Goût amer dans la bouche, même si je sens que la perf' est proche. Et quand je dis la perf', c'est LA perf'... Wait and see.

Niveau cash game, je me suis envoyé 1100 mains+ entre hier soir et aujourd'hui, avec un très joli bilan de +488$ sur ces sessions dont la moitié ont eu lieu en NL50 et l'autre en NL100. Là aussi, je m'étonne des influences des petits ajustements dont j'ai parlé plus haut. Je suis plus LAG (31% de VPiP sur une des sessions) qu'avant et maîtrise mieux le jeu postflop, ce qui fait une énorme différence à ce niveau-là. Le cg étant clairement un de mes points faibles, je suis content de pouvoir enchaîner quelques sessions ces temps; mais je suis tout-à-fait conscient que je vais me prendre un retour de variance dans la gueule un de ces quatre. Encore une fois, wait and see.

Je vous laisse, en espérant que les regs de ma room live ne vont pas lire cet article...

Ah, et ça se précise pour ma toute petite ligne hendonmob -mais dont je suis assez fier-, ce ne devrait être qu'une question de jours.

26 février 2010

Poker, etc.


Pendant que je vous concocte deux petits billets, l'un pour terminer mon didacticiel sur les parties live, l'autre pour vous faire découvrir le paysage pokerien suisse notamment à la demande de Fred-, j'ai décidé de m'arrêter en cours de route pour vous parler de tout et un peu de rien. Et forcément de poker.J'ai reçu, enfin, "Power Poker", de Negreanu. Je vais en commencer la lecture aussitôt ce billet terminé. Je me réjouis vraiment de prendre connaissance de ce que le grand Daniel a à nous confier. J'ai lu énormément d'ouvrages sur le sujet, et je dois dire que j'attends beaucoup de ce bouquin-là, peut-être un peu trop d'ailleurs, même si les arcanes du "small ball" me fascinent. Je veux être dans le secret.Quoi qu'il en soit, les discussions vont certainement se faire passionnantes, notamment sur le blog de Rincevent, qui a lancé, il y a quelques jours, un fil sur le sujet.

Sinon, je me suis acheté ça dernièrement:


Un grand classique, certainement, pour tous les fans de rock. Et un immense plaisir à l'écoute. Je ne cours pas après les groupes de cette période-là. Il n'y a que les Stones que j'écoute volontiers et c'est un peu tout (j'oubliais Led Zep', sacrilège).

J'ai aussi lu ça: 

 

Un peu la baffe, tellement ce bouquin reprend des concepts essentiels à mes yeux: la déshumanisation des relations, la société hyper-consumériste qui oublie ce dont elle est faite et des gens qui ne pensent plus par eux-mêmes, qui ont oublié... Le devoir de mémoire comme raison de vivre. Pour situer, l'histoire relate la vie d'un pompier dont le métier consiste à brûler les livres. En effet, ceux-ci sont interdits et toute personne en possédant peut se faire dénoncer et voir sa maison détruite par les flammes... Rien à dire de plus, à lire.

Au rayon "divers", beaucoup de plaisir à avoir écouté la radio club-poker, avec Fred et Nicolas Dervaux en invités. Assurément atypique, Dervaux n'en est pas moins un personnage très attachant et assez fascinant à écouter parler. Il y a du vécu et de l'authenticité chez ce mec. +1. À suivre également sur la planète poker, un petit débat à la con sur le Suisse qui a remporté le Super Sunday Million et un joli sondage chez Eiffel...

22 février 2010

Breaking news: un Suisse remporte le Super Sunday Millions !


Week-end faste pour mon petit pays: deux médailles d'or de plus aux Jeux de Vancouver et un véritable petit exploit d'un joueur zürichois. En effet, RichierichZH, c'est son pseudo, a remporté, ce matin, le tournoi le plus richement doté du net, le Super Sunday Million, que PokerStars avait mis sur pied pour célébrer sa 40 milliardième main distribué. Celui qui n'affichait jusque là "que" 11k de gains sur le net vient de voir sa bankroll monter en flèche, puisqu'il remporte la bagatelle d'un peu peu plus de 1.1 millions de dollars.

J'en connais un qui va pas aller se coucher tout de suite...

GG à lui.